Peut-être avez-vous observé quelques changements sur le blog. J’ai voulu clarifier la situation.
Dans la continuité de l’UDF
Le centre a un ancrage dans la vie politique. Le
rassemblement des centristes je le conçois dans l’esprit de ce qu’était l’UDF. Certains ont fait le choix de rompre avec le centre-droit et de rejoindre l’opposition au côté de la gauche.
Ce n’est pas mon choix. J’ai voté pour Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle comme près de 19 millions de mes compatriotes. Et même si nous avons des désaccords, ma démarche se veut constructive. Le centre n’est utile que s’il a la loyauté de soutenir ce qui va dans le bon sens et le courage
de marquer ses différences, d’affirmer ses convictions et de faire des propositions.
L’UMP est un partenaire…
Alors que l’UMP est depuis longtemps un partenaire dans les collectivités territoriales, je n’approuve pas la décision du MoDem d’exclure toute alliance avec
l’UMP. Mais c’est dans la logique du projet affiché de François Bayrou de former dès le printemps prochain « des majorités d’alternance » avec la gauche plurielle.
…mais le centre doit rester indépendant
Présent au congrès de l’UDF en décembre 2000, je rappelle aussi que nombre de centristes sont partis à l’UMP, ce qui fut mon cas entre avril 2004 et juin
2007. Expérience dont je suis revenu, constatant la difficulté à faire coexister au sein d’un même parti la culture parlementaire des centristes et la culture
bonapartiste de la droite.
De plus, comme le dit lui-même Pierre Méhaignerie, grande figure centriste de l’Ouest, le contrat initial n’a jamais été respecté. La démocratie interne promise au sein du mouvement populaire,
l’organisation du débat d’idées, la mise en place des courants, furent renvoyées aux calendes grecques.
Nous sommes nombreux aujourd’hui à penser que l’UDF manque à la vie politique. Et nombreux à vouloir reconstruire cette famille, reconstituer une grande force
du centre, nous rassembler et revivre collectivement notre engagement centriste.
Merci à Hervé Morin d’avoir sauvé le groupe parlementaire
A Hervé Morin, je suis reconnaissant d’avoir pris, au printemps 2007, l’initiative de sauver le centre-droit de la faillite et du sabordage. En créant le Nouveau
Centre, il a évité à la France de perdre la voix de l’UDF, en préservant un groupe centriste autonome à l’Assemblée nationale.
Merci à Jean Arthuis d’avoir pris l’initiative du rassemblement
A Jean Arthuis, je suis reconnaissant d’avoir appelé, à l’été 2008, au rassemblement des centristes et d’avoir voulu retisser les liens entre centristes pour
reconstituer un Centre fort et indépendant. En prenant l’initiative de proposer à tous les centristes de la région des Pays de la Loire de se retrouver sur une liste commune, il a ouvert la voie au rassemblement et aidé chacun à renouer les fils du dialogue.
Merci à Damien Abad d’avoir créé une force jeunes centristes
A Damien Abad et toute l’équipe des jeunes centristes, je suis reconnaissant d’avoir su fédérer en quelques mois des jeunes motivés et enthousiastes pour en faire
une vraie force au service de nos idées, dont l’imagination, la mobilisation et la cohésion forcent l’admiration.
Un objectif : fédérer nos forces !
Pour les centristes, l’heure n’est pas au choix entre, d’un côté, l’Alliance centriste et, de l’autre, le Nouveau Centre. L’heure est au rassemblement. Ce que nous
devons avoir en vue c’est de fédérer nos forces. Il ne doit y avoir ni rivalité, ni concurrence, juste de la complémentarité.
Et d’ailleurs le rassemblement des centristes va bien au-delà. Nous avons à faire route commune avec un certain nombre de centristes qui se trouvent toujours au
MoDem mais se reconnaissent pourtant mieux dans l’esprit de l’UDF que dans la nouvelle alliance avec la gauche. Je pense en particulier au MoDem angevin, dont le général Morillon fut une
figure emblématique et dont l’actuel président, Laurent Gérault, a fait campagne avec l’UDF Dominique Richard en 2001 et Christophe Béchu en 2008.
Le rassemblement des centristes s’adresse aussi bien entendu à celles et ceux qui se sont engagés à l’UMP mais dont la fibre est centriste. S’ils veulent que la
majorité marche sur ses deux jambes, que la voix centriste soit entendue, que le centre pèse dans la vie politique, l’émergence d’une force centriste est indispensable.
Maintenir un groupe centriste au conseil régional
En mars prochain, nous serons mis à l’épreuve. De notre capacité à préserver un groupe centriste autonome et à nous rassembler dépendra notre capacité future à peser
dans la vie politique. Mon intention est claire : faire vivre au lendemain de cette élection un groupe centriste au conseil régional des Pays de la Loire, qui rassemble les élus des
différentes composantes centristes et qui soit suffisamment fort pour prendre part activement aux projets mis en œuvre.
La région : oui ça m’intéresse
La région me semble depuis un certain temps déjà une collectivité pertinente pour mener à bien des actions d’envergure. J’y prête un intérêt non dissimulé.
D’autant plus que les compétences de la région appellent l’engagement d’hommes et femmes motivés, désireux de s’investir pour apporter des réponses à des
enjeux majeurs : la formation professionnelle, l’apprentissage, le développement économique, le développement durable, les transports, les grandes infrastructures, tout cela c’est du domaine
d’intervention de la région.
Au service du groupe plutôt que candidat
C’est là où nous pouvons donner le meilleur de nous-mêmes que nous devons nous engager. Mon intérêt pour le travail de fond et ma volonté d’apprendre aux côtés des
élus me portent naturellement vers un investissement au service du futur groupe centriste. Je proposerai, en temps venu, d’appuyer les nouveaux élus dans leur travail quotidien en faisant
ce qui me correspond le mieux : un travail de préparation sur le fond, d’analyse, de synthèse. Sans doute aussi conviendrait-il de mieux rendre compte de l’action de nos élus et de développer des
outils de communication.
D’ici là, je continuerai à prendre une part active à l’élaboration de notre projet, le rassemblement des centristes, l’affirmation de nos convictions, la prise en compte de nos propositions et
l’existence d’un Centre fort en mesure de peser dans la vie politique.
Des candidats de valeur pour notre région
Nous disposons d’hommes et de femmes compétents, motivés, dont je connais la valeur. La région doit pouvoir compter sur eux. Leur contribution sera bénéfique aux Pays de la Loire.
Nous devrons mêler expérience et renouveau, conjuguer des élus qui ont fait leurs preuves avec des candidats porteurs de renouvellement. Certains comme
Christian Gillet, 1er vice-président du conseil général du Maine-et-Loire et président du groupe centriste au conseil régional, ont une grande expérience des collectivités locales. D’autres comme
Michel Hunault, chef de file régional du Nouveau Centre, ont une stature nationale et européenne qui peut être utilement mise au service de la région. Jean Arthuis aussi a l’expérience et le
profil pour apporter beaucoup à notre région, par son expertise et sa renommée.
D’autres élus feront la force et la valeur de notre engagement, c’est le cas de François Zocchetto et Elisabeth Doineau.
Je crois aussi beaucoup en de nouvelles personnes dont je connais l’engagement, les convictions, et dont je mesure la compétence. Mes soutiens vont à Christian Baron, qui fait un énorme
travail, à Valérie Lorin, qui est toujours à l’initiative et en action, à Loïc Peron, qui fait face au quotidien aux défis de l’apprentissage. Notre région a besoin d’eux !
En Sarthe mon soutien à Loïc Bardin
En Sarthe, j’apporte mon soutien à Loïc Bardin, conseiller municipal à La Flèche,
candidat UDF aux dernières régionales. Outre sa connaissance du monde de l’entreprise qui nous sera utile, j’apprécie le contact facile avec lui, sa simplicité, son
écoute.
Je n’oublie pas cependant Richard Chamaret dont la connaissance du monde agricole est précieuse et qui apporte toujours un regard intéressant sur la
politique. Nous aurons également besoin de lui. Comme nous aurons besoin d’Eric Dussaigne, qui pilotera avec mon soutien l’action du Nouveau Centre en Sarthe
et avec qui j’aurai plaisir à travailler.
Dans les rouages de l’action politique
De mon côté, outre cet engagement dont je viens de parler au service de la région, là où je peux donner le meilleur de moi-même, en soutien au groupe centriste, je
continue à travailler au sein du bureau national des jeunes de l’Alliance centriste, sur le projet comme me l’a demandé Jean Coudray.
Au Nouveau Centre aussi, je reprends une part active, libéré de mes contraintes professionnelles à la fin du mois. A la demande de Raynald Cruaud, je vais
reprendre des responsabilités au sein des jeunes centristes.
Il en va de même au sein du MJO où Xavier Fournier souhaite à nouveau ma participation.
Libéré de mes obligations militaires, recentré sur mon domaine d’action, je peux ainsi contribuer utilement à faire gagner notre région en retrouvant un centre fort
et autonome, force moteur d’une nouvelle majorité pour les Pays de la Loire.













































Mme Ostrom, 76 ans, professeur à l'université de Bloomington (Indiana), est la
Le sénateur
François Zocchetto,






