La Sarthe c'est :


A 54 minutes de Paris

























Le MUC 72 en Ligue 1







Le MSB en Pro A



Les 24h du Mans
et son circuit



















Les Alpes mancelles









Un terroir
























Mardi 14 juillet 2009

Samedi 27 juin, vous avez lancé un nouveau parti centriste, un de plus pourrait-on dire. Quelle démarche poursuivez-vous ?

Le parti que nous créons a pour but de devenir l'un des piliers de ce que doit être la famille centriste reconstituée. Au moment où la crise remet l'Etat au coeur de la politique, le centre est malheureusement inaudible et incapable d'exprimer le moindre message. Après les élections municipales de mars 2008, j'ai rapidement fait le constat de l'échec de la stratégie du Modem. Avec d'autres, nous avons donc claqué la porte et lancé, le 29 juin 2008, un appel pour créer un espace de dialogue entre tous les centristes, sous la forme d'associations locales (une cinquantaine, réunies sous l'appellation "Rassembler les centristes"). A cette époque, nous ne voulions pas créer un nouveau parti, afin de ne pas ajouter un élément supplémentaire de fractionnement au centre. Mais, après avoir pris des contacts avec le Modem et le Nouveau centre, nous avons, sous cette forme, échoué à refonder la famille centriste. Ce qui justifie aujourd'hui pour ce faire la transformation de notre structure associative en un mouvement politique. Les militants l'attendent, l'exigent même.

Vous vous revendiquez toutefois de la majorité actuelle. Pourquoi, dans ce cas-là, ne pas vous "fondre" dans le Nouveau centre ?

Parce que le contexte historique dans lequel s'est constitué le Nouveau centre laisse planer une présomption de proximité excessive, en tout cas un déficit d'indépendance, vis-à-vis du pouvoir. Or, il est primordial que la famille centriste soit indépendante. Si ce n'est pas le cas, elle n'apporte rien à ses alliés. Pour apporter une plus-value dans les majorités auxquelles il ambitionne de participer, le centre doit notamment se doter de règles de gouvernance précises. Parmi celles-ci, il me semble important que le président d'un parti centriste - et non ses membres - ne fasse pas partie d'un gouvernement. Il conserverait ainsi une liberté de parole intacte qui lui permettrait d'animer pleinement son mouvement. (Président du Nouveau centre, Hervé Morin est également ministre de la Défense)

En parlant de gouvernement, comment avez-vous accueilli la nomination de Michel Mercier à la tête du ministère de l'Aménagement du territoire ?


Favorablement. Michel a toutes les qualités requises pour assumer des responsabilités ministérielles. Je pense qu'il pourra faire entendre la petite musique centriste au sein des délibérations du conseil des ministres.

Vous parlez d'indépendance du centre vis-à-vis du gouvernement. Comme le Modem finalement...


J'entends bien, mais le Modem poursuit une stratégie que je ne partage pas. L'obsession présidentialiste qui l'anime n'est pas la mienne. La France est en crise, nous ne pouvons pas attendre 2012 pour participer à son redressement. A la lumière des résultats des dernières élections européennes, j'observe en outre que la démarche empruntée par François Bayrou conduit non pas à l'indépendance, mais à l'isolement...

Quels sont les objectifs de votre nouveau parti ? Présenterez-vous par exemple des listes autonomes lors des élections régionales de 2010 ?

Rendre possible des candidatures centristes fait effectivement partie de notre feuille de route. Charge à nous de mettre autour d'une même table des représentants du Modem et du Nouveau centre, mais également des hommes et des femmes qui ont envie de s'engager en politique pour porter les valeurs du centrisme : l'humanisme, le libéralisme, l'économie sociale de marché et la construction de l'Europe.

Mais comment comptez-vous faire la synthèse entre le Nouveau centre et le Modem, tant l'écart semble si important entre les deux partis ?


Nous sommes à l'heure du rassemblement. La France ne s'en sortira pas en se fractionnant. Il faut enfin que nous sortions de ces querelles de pouvoir afin de s'attacher pleinement à la réalité des problèmes auquel le pays et nos concitoyens se trouvent confrontés. Il s'agit, à mon sens, d'un grand motif de rassemblement. Et au-delà de l'échéance régionale, j'ai bon espoir que nous parviendrons un jour à mettre en synergie les différents mouvements centristes pour n'en constituer qu'un seul.
Par Cédric L'Haridon
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 11 juin 2009
Damien, le benjamin des eurodéputés français


À 29 ans, Damien Abad devient le plus jeune représentant français, au Parlement européen, à Strasbourg. À peine plus âgé que la benjamine, la Danoise, Émilie Turunen, 25 ans. Rencontre avec un hyperactif qui a su dépasser son handicap.

J'ai tiré Nicolas par la manche, à la fin d'un conseil des ministres, et je lui ai dit : j'ai un problème. Je veux que Damien Abad soit numéro deux. » Hervé Morin, ministre de la Défense, parle en tant que président du Nouveau Centre. Il n'est pas peu fier de son coup.

Par la magie présidentielle, Damien Abad court-circuite alors les tractations et se voit propulsé probable benjamin des eurodéputés. Numéro deux de la liste UMP-Nouveau Centre du Sud-Est, c'est chose faite depuis dimanche. « Pour moi, c'est un symbole, savoure Hervé Morin, en raison de la force de caractère que lui donne son handicap. »

Son handicap ? Le jeune eurodéputé nîmois ne tient pas trop à s'attarder sur cette arthrogrypose congénitale qui lui tort les membres et la silhouette. « J'en ai fait une force, mais je n'en ferai jamais la raison de mon engagement. J'ai horreur de la pitié. » Cette volonté de fer, cette identité, « je les ai aussi construites autour de l'école, du sport, de grands-parents paternels chassés par Franco. J'aime me dépasser. Je fais du foot, du karting, de la natation, du ski de fond, et même du tennis de table en étant classé parmi les valides. »

Passionné dès l'enfance par les débats à la télé, il préfère vite le ping-pong politique. Car il est peut-être handicapé, Damien, mais pas de la tête. « Il y a un petit Pentium là-dedans », dit de lui un collaborateur d'Hervé Morin qui le voit souvent passer au ministère.

Confirmation immédiate : le voici en meeting. C'était mardi, dans la fraîcheur de l'ancien couvent des Augustins, à Pernes-les-Fontaines (Vaucluse). Il peine un peu à s'approcher du micro, bouscule le pupitre. Mais son parler dru, sa passion de l'Europe, son langage concret et structuré valent au président des Jeunes Centristes, par ailleurs prof de finances publiques à Sciences Po, une vibrante ovation des 300 participants. « En plus, t'as parlé sans note », le félicitent des jeunes admiratrices.

Une heure plus tôt, il était à l'hôtel Prato-plage, à la sortie de l'ancienne capitale du Comtat venaissin, au bord d'un étang limpide. Sous une véranda, devant un cageot de juteuses coeurs-de-pigeon, il discute avec des viticulteurs du Sud-Est. Ils sont furieux que l'on puisse imaginer faire du rosé en mélangeant du blanc et du rouge.

Longtemps, il écoute, analyse. Et tranche : « Ce n'est pas à l'administration de décider, sinon, ça ne sert à rien d'élire des députés. » Il veut bien revenir, pour traiter les problèmes en amont : « À une condition, que ces rencontres aboutissent à des décisions concrètes. »

Il est de ce bois-là, Damien Abad : organisé, concret, efficace. « Et bon vivant, ajoute Laure, une amie de lycée, à Nîmes, qui fait partie de la douzaine de copains qui se sont mis en congés pour faire campagne avec lui. Par exemple, s'il a une fringale en cours de route, il faut s'arrêter tout de suite ! » Et encore ? « Un type attachant, fidèle en amitié, qui n'a jamais trahi, ni menti. »

N'en jetez plus ! Un petit défaut, quand même ? « Hyperactif, trop perfectionniste, consent Mathieu, un pote de Sciences Po. Il n'est pas rare qu'il rentre à 2 h du matin de l'Assemblée nationale, où il travaille sur les questions budgétaires et fiscales pour le Nouveau Centre. » « J'aime tous les plaisirs de la vie. Ça n'empêche pas d'être sérieux. » Damien admet être « très exigeant ». Et se justifie : « Quand on est un petit parti, on a encore moins le droit à l'erreur que les autres. »

Ça n'a pas échappé à ceux qui parient sur lui : « Il fera un tabac au Parlement européen », prévoit Michel Barnier qui l'imagine dans une commission importante. « C'est un type qui force l'admiration », dit-on au siège de l'UMP. « Je lui ai dit deux choses, explique Hervé Morin : ne prends pas la grosse tête et méfie-toi des médias people ; et implante-toi à Lyon pour bâtir un réseau de militants. »

La grosse tête ? « Je rêve de porter nos idées le plus loin possible, mais je ne crois pas aux ascensions fulgurantes. Faut y aller doucement. Mais, c'est vrai, je n'ai pas de limites. » Il vaut mieux. Car avec la famille à Nîmes, le Nouveau Centre à enraciner à Lyon, les cours à Sciences Po et l'animation des Jeunes Centristes à Paris, le travail parlementaire entre Strasbourg et Bruxelles, sa vie ne va pas être un long fleuve tranquille. Même pas effrayé : « Quand j'étais jeune, on me surnommait le Diesel. »
Par Cédric L'Haridon
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 16 mai 2009
A quelques semaines des élections européennes, j'apporte officiellement mon soutien à la liste conduite par Christophe Béchu. Depuis 2001 que je suis son parcours, j'admire toujours autant son énergie, son enthousiasme et sa force de conviction. Il s'est entouré d'une équipe représentative des différentes générations, représentative de la majorité présidentielle dans sa diversité. Je suis ravi de voir à ses côtés la jeune Doris Madingou, conseillère municipale (Gauche Moderne) à Rennes, avec qui nous avons créé le MJO (Mouvement des Jeunes pour l'Ouverture). Ainsi que Richard Chamaret avec qui j'ai oeuvré à l'essor du Nouveau Centre dans la Sarthe.


Christophe Béchu, au premier rang, au centre avec les candidats de la majorité présidentielle.


Enfin au complet, la liste UMP de la circonscription Ouest a été présentée samedi midi, à Angers. La campagne de la majorité présidentielle est officiellement lancée.

« Représentative, plutôt jeune, dynamique ! » Christophe Béchu, jeune président du conseil général de Maine-et-Loire et tête de la liste UMP, avait le sourire aux lèvres, samedi midi.
Composer une liste n'est pas chose facile. Encore moins pour les élections européennes. « Il fallait qu'elle soit représentative de toutes les sensibilités de la majorité présidentielle, qu'elle respecte la parité, et que chacun des treize départements soit représenté. »

Résultat de ce compromis : douze membres de l'UMP, trois du Nouveau centre, un du CNI, un du Parti radical et un de la Gauche moderne (détails ci-dessous). Évidemment pas tous en position éligible !

Une campagne de proximité

Christophe Béchu veut mobiliser ses troupes et les électeurs : « Je ne prétends à aucune originalité, mais ces élections européennes sont importantes. » Il y va de sa plaisanterie : « N'attendez pas le 2e tour puisque le 7 juin au soir, c'est fini ! »

Plus sérieusement, il déplore cette abstention qui ne cesse de progresser, à contre-courant des faits : « Jamais les pouvoirs des eurodéputés n'ont été aussi importants ! »

Il évoque la crise, la refondation du capitalisme, les questions d'environnement, une économie tournée vers le durable : « C'est indispensable de construire tout ça à l'échelle européenne. »

Il affirme que l'UMP porte une ambition européenne, cohérente avec l'ambition nationale. Dénonce le vote sanction. Et égratigne les « petits partis extrémistes » : « Ce ne sont pas les députés trotskistes envoyés par des Français qui nous permettront d'arriver à des compromis avec nos voisins ! De la même manière, ce ne sont pas des gens du Front national qui nous permettront de peser dans un certain nombre de négociations. »

L'UMP veut mener une campagne de terrain « active », animée par quelques grands rendez-vous. Le premier est prévu à Vertou, en Loire-Atlantique, le mardi 19 mai, avec le Premier ministre.

Des « meetings de proximité » sont programmés ce lundi, à Challans, en Vendée ; jeudi, à Cholet, en Maine-et-Loire ; et vendredi, à Melle, dans les Deux-Sèvres... Finistère et Morbihan suivront.

Jean-Michel HANSEN.
Ouest-France

Par Cédric L'Haridon
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 25 avril 2009
Le blog ne sera pas mis à jour pendant les 6 prochaines semaines. Il sera à nouveau actualisé à partir du week-end des élections européennes.
Par Cédric L'Haridon
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 24 avril 2009
Le président du Nouveau Centre, qui fait liste commune avec l'UMP, a précisé que la campagne compterait des «moments forts, propres au parti».

Alliés mais différents. C'est la ligne de conduite qu'Hervé Morin a fixée au Nouveau Centre, qu'il préside et qui fait liste commune avec l'UMP aux européennes du 7 juin. Le ministre de la Défense a ainsi annoncé jeudi que la campagne sera ponctuée par des «moments forts, propres au Nouveau Centre».

À commencer par l'organisation de pique-niques dans chacune des circonscriptions le 9 mai, journée de l'Europe. Le 16 mai, un «grand bain pour l'Europe» est prévu au lac d'Annecy. Les jeunes centristes, présidés par Damien Abad - pressenti pour être candidat en position éligible -, seront mobilisés pour toute une série de meetings lors d'une «nuit bleue» le 29 mai.

La formation centriste a obtenu trois places éligibles sur les listes communes. «Nous voulons défendre l'idée d'une Europe conquérante dans laquelle il faut réintroduire de la politique», a expliqué Hervé Morin. Le Nouveau Centre sera également présent lors des meetings communs à la majorité.
Par Cédric L'Haridon
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 23 avril 2009
Un avocat pour les victimes à la minute de l'agression :
est-ce possible ?


La Conférence des bâtonniers juge «réalisable» la mesure avancée par Nicolas Sarkozy.

C'est l'une de mesure du plan de lutte contre l'insécurité de Nicolas Sarkozy : que soit examinée la possibilité pour une victime d'avoir «un avocat à la minute de l'agression». Les délinquants, eux, ont «droit à la première minute dès l'ouverture de la procédure à un avocat», a fait valoir le chef de l'Etat.

En pratique, est-ce réalisable ? Oui, à en croire Pascal Eydoux, le président de la Conférence des bâtonniers, représentant les barreaux de province et de banlieue parisienne: il suffirait selon lui de «reproduire au profit des victimes le schéma» des permanences d'avocats existant dans les tribunaux de grande instance (TGI) «en faveur des mis en cause, gardés à vue etc».
«Sur le plan de la réalisation ça ne me choque pas (...) les avocats peuvent faire face», assure-t-il. «Après il faut savoir quels sont les impacts sur le budget de l'aide juridictionnelle, comment cela s'organise techniquement, la profession n'est pas prête à travailler gratis».

Selon le président de la Conférence des bâtonniers, des permanences «victimes», avec numéros verts, existent déjà dans un certain nombre de barreaux dans les TGI. «Pourquoi ne pas étendre le système ?».


Voici à présent ce qu'en pense Nicole Guedj dont l'engagement en faveur du droit des victimes est connu :

De longue date très soucieux du droit des victimes, le Président de la République réclame pour elles, un avocat dans l'heure qui suit l'agression.

Il ne s'agit pas bien entendu d'opposer les délinquants et les victimes, les droits des uns et ceux des autres mais bien au contraire, dans un souci de justice et d'équité de garantir à tous une défense de la première heure.

Longtemps avocat, tout autant des délinquants que de leurs victimes, j'ai pu mesurer leur impérieux besoin d'être accompagnés et pris en charge sur le plan juridique.

La proposition de Nicolas Sarkozy s'inscrit dans la démarche que nous avons défendue au Secrétariat d'État aux droits des victimes que j'ai eu l'honneur d'animer.

C'est donc avec conviction et détermination que je soutiens le projet du Président, un encouragement véritable en faveur des victimes.
Par Cédric L'Haridon
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 22 avril 2009
Jean Arthuis : "Il faut réhabiliter l'impôt !"

Le président de la commission des finances du Sénat dénonce un tabou sur la hausse des impôts, réclame l'abrogation de l'ISF, du bouclier fiscal et l'instauration de la TVA sociale. L'ancien ministre des Finances, souhaite aussi le retour aux 39 heures.

Le gouvernement explique que le creusement du déficit de l'État et la forte augmentation de la dette sont exclusivement liés à la crise. Partagez-vous cette analyse ?

La France doit assumer aujourd'hui les conséquences d'une somme de petites lâchetés. On a fini par croire que 3 % de déficit par rapport au PIB - on sera bien au-delà -, c'était la règle. Il est donc clair qu'on ne peut pas continuer ainsi. Ce qui est sûr, c'est que la croissance ne reviendra pas sans un retour à la compétitivité et il y a des réformes structurelles qui n'ont visiblement pas été accomplies.

Mais croyez-vous, comme le gouvernement, que la France retrouvera sa situation budgétaire d'avant la crise une fois la tempête passée ?

Je le répète, pour revenir dans les clous, il faut que le pays retrouve sa compétitivité. Or nombre d'entreprises revoient leur voilure à la baisse, avec des suppressions massives d'emplois. Nous sommes dans un monde où ceux qui gagnent de l'argent sont ceux qui mettent sur le marché, pas ceux qui produisent. Il faut changer notre façon d'appréhender les choses. Par exemple, on continue de dire qu'il y a des impôts payés par les ménages et d'autres par les entreprises. C'est une mystification ! Les impôts sont toujours payés par les ménages. La taxe professionnelle est payée par les consommateurs en dernier ressort. Mais faire transiter ces prélèvements par l'entreprise, qui subit ainsi une forte pression sur ses coûts, est un puissant facteur de délocalisation.

La fiscalité reste donc un débat tabou...

Oui. Si l'on veut bien reconnaître que ce sont toujours les ménages qui payent les impôts, alors il faut simplifier le code général des impôts et les prélèvements obligatoires en considérant trois assiettes possibles : le patrimoine, les revenus et la consommation. Sur le patrimoine, l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est une singularité française ; faute de l'avoir abrogé, contrairement à nos voisins européens, nous multiplions les exemptions. S'agissant du revenu, le rendement de la CSG et de l'impôt progressif peut être amélioré par éradication progressive des niches fiscales. Quant à la consommation, hormis les taxes spécifiques sur l'alcool, le tabac ou l'énergie, c'est bien sûr la TVA qui présente les caractéristiques optimales. C'est pour cela que je me bats pour l'instauration de la TVA sociale au nom de la compétitivité et de l'emploi. Il y a un tabou sur l'ISF, un tabou sur la TVA et on s'interdit le débat. Plus généralement, il y a un tabou sur la hausse des impôts...

Faut-il réhabiliter l'impôt ?

Oui. On peut toujours militer pour la baisse des impôts... Pourquoi pas ? Mais dans ce cas, il faut avoir le courage de revisiter le pacte social, un certain nombre de prestations sociales, de statuts, de conventions de retraites, afin de réduire les dépenses. Car il y a une exigence : l'équilibre des finances publiques. Il faut de la lucidité et du courage. On doit être capable de faire vivre un débat devant les Français pour refonder le pacte républicain autour de l'impôt et des prélèvements obligatoires.

Concernant la dépense, le gouvernement doit-il aller plus loin dans la Révision générale des politiques publiques (RGPP) ?

Il faut continuer cette révision générale même si les résultats en termes d'économies sont marginaux. Je déplore au passage que la RGPP soit trop technocratique. On a l'impression qu'elle s'accomplit à l'insu des ministres, qui ne l'assument pas complètement. Mais surtout, cette révision générale ne doit pas se limiter à l'État : il faut l'étendre aux collectivités locales et aux institutions de santé et de protection sociale.

Le rapport Balladur va-t-il assez loin dans la réforme des collectivités territoriales ?

Je crois que ce qui fera la vraie réforme des collectivités territoriales, c'est la raréfaction des moyens que l'État pourra encore mettre à la disposition des collectivités...

La réduction des échelons de collectivités permettrait-elle vraiment de faire beaucoup d'économies ?

C'est vrai qu'il y a eu un emballement au niveau des communautés de communes. On a transféré des compétences des communes vers l'intercommunalité, mais on n'a pas vraiment constaté de transfert de personnels, ni de réduction d'impôts dans les communes. En revanche, on a vu apparaître un prélèvement intercommunal.

Faut-il poursuivre la politique du non-remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux ?

L'option de ne pas remplacer tous les fonctionnaires partant à la retraite est bonne, même s'il faut le faire avec discernement. Selon moi, la vraie question est celle de la durée du temps de travail des fonctionnaires. Les 35 heures ont fait exploser les effectifs des fonctions publiques territoriale et hospitalière.

Vous souhaiteriez donc revenir aux 39 heures sans augmentation de salaire ?

C'est ce qu'il faudrait faire pour en finir avec les 35 heures, au lieu de créer des usines à gaz. Cette façon de complexifier nos lois, de les rendre illisibles, nous maintient dans une impasse. Regardez le bouclier fiscal qu'on a inventé parce qu'on ne savait pas comment extraire l'ISF du paysage fiscal.

Au nom de la simplification, vous préconisez donc de supprimer l'ISF et le bouclier fiscal...

Abrogation du bouclier fiscal, abrogation de l'ISF et institution d'une cinquième ou même d'une sixième tranche d'impôt sur le revenu pour compenser la perte de recette. Mais il faut prendre le temps de l'expliquer et d'en débattre car la priorité, je le répète, c'est la lisibilité de la loi fiscale.

Estimez-vous nécessaire d'encadrer la rémunération des dirigeants d'entreprise ?

Ne demandons pas à la loi ce qu'elle ne peut pas faire dans une économie globalisée. Mais reconnaissons que cette crise est aussi la conséquence de manquements graves à l'éthique. Il y a eu chez certains acteurs des accès de cupidité, voire de gloutonnerie. C'est encore plus choquant lorsqu'il s'agit d'hommes qui ont incarné le sens de l'État, de l'intérêt général, de l'équité. Honnêtement, ça rime à quoi d'avoir 700 000 euros par an de retraite chapeau ?

Les hauts fonctionnaires, passés par l'ENA et les cabinets ministériels, sont donc, selon vous, en partie responsables de la situation ?

Il est des circonstances qui accréditent le soupçon de conflit d'intérêts. C'est pour cela que nous avons besoin d'un code déontologique qui ne se limite pas aux "petits poissons".

Nicolas Sarkozy a-t-il commis une erreur en confiant les rênes des Caisses d'épargne-Banques populaires à François Pérol ?

Vous avez besoin d'une grande sérénité pour tenir la barre d'un tel paquebot. Les conditions semblent, de ce point de vue, imparfaitement assurées du fait des procédures ouvertes.

Comment expliquez-vous la frilosité du gouvernement à encadrer la rémunération des patrons des entreprises aidées. Il a fallu un coup de force du Sénat pour durcir ce qui était prévu dans le décret gouvernemental...

Le gouvernement craignait sans doute une surenchère. Or il ne faut pas infantiliser le Parlement. Vous constaterez, d'ailleurs, que nous ne sommes pas allés au-delà des entreprises aidées par l'État. Cela ne sert à rien de durcir la loi si les responsables économiques, politiques, syndicaux ne sont pas imprégnés d'éthique. On peut voter des lois toujours plus rigoureuses en France et une partie de la vie économique se passera dans les pays voisins ! C'est comme pour les paradis fiscaux. Pour que cela bouge un peu, il faudrait poser des règles au moins au niveau européen. Vous comprenez pourquoi je ne prône pas des mesures chimériques à l'échelle de la France. Le véritable enjeu est européen.

Le vote centriste au Sénat est très convoité depuis que le groupe UMP n'y a plus la majorité absolue. Le groupe auquel vous appartenez fait-il toujours partie de la majorité présidentielle ?

Le groupe centriste n'a pas d'autre ambition que de faire gagner la France. On ne va pas attendre 2012 pour réussir. Moi, j'ai voté pour Nicolas Sarkozy au second tour après avoir fait campagne pour François Bayrou au premier. Et c'est parce que je me considère comme membre de la majorité que j'estime de mon devoir d'exprimer mes convictions en tentant de faire vivre le débat.

Peut-on envisager que vous ne votiez pas le projet de loi de finances, par exemple, sachant que vous êtes en désaccord sur de nombreux points ?

Il faudrait vraiment qu'il y ait une divergence majeure.

Si vous n'êtes pas entendu par le président de la République sur la TVA sociale, pourriez-vous rompre avec la majorité ?

Mon problème est de trouver des relais pour m'exprimer. La TVA sociale est un sujet complexe qu'il n'est pas facile d'expliquer en 30 secondes à la télévision. Si vous êtes le président retraité des restaurateurs de France, vous passez toutes les semaines sur les chaînes pour vanter la TVA à 5,5 %, alors qu'à mes yeux, pour créer de l'emploi dans la restauration, mieux vaut alléger les charges salariales. Mais le pire est que ce dossier très médiatique mobilise le conseil "Ecofin" au niveau européen...

Comme sur la rémunération des dirigeants des entreprises aidées, y aura-t-il d'autres alliances entre le groupe centriste et la gauche au Sénat ?

Pourquoi pas. S'il y a des convergences de vue, je ne vois pas où est le problème. Le président de la République nous a habitués à l'ouverture...

Si François Bayrou reprenait l'idée de la TVA sociale, pourriez-vous vous rapprocher de lui de nouveau ?

Disons que cela ferait un motif de contentieux en moins... Il subsiste au MoDem une gouvernance de parti avec laquelle j'ai rompu. C'est vrai que les centristes ne sont pas d'emblée tournés vers l'élection présidentielle. Leur liberté de ton, de pensée et d'action ne les prédispose pas à se mettre d'emblée en ordre de bataille derrière un chef. J'attends d'un parti politique qu'il soit un lieu de débat ouvert, pour partager une vision du monde en devenir, pour préparer l'action.
Par Cédric L'Haridon
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 22 avril 2009


Contre l'absentéisme à l'Assemblée, la proportionnelle !


Par Hervé Morin, président du Nouveau Centre

On se plaint de l'absentéisme de nos députés, et on a raison. Mais sait-on que la cause principale réside dans le mode de scrutin ? Le scrutin majoritaire encourage les élus à quitter l'Assemblée nationale dès que possible pour retourner dans leur circonscription retrouver leurs électeurs et préparer leur réélection. La mécanique est imparable.

Imparable au point de dévaloriser le travail parlementaire qui consiste à élaborer les lois et à contrôler le gouvernement. Imparable au point qu'un député sera souvent d'autant mieux élu qu'il négligera sa fonction de parlementaire pour assurer sa présence sur le terrain.

Cette situation est d'autant plus préjudiciable qu'elle repose sur un mensonge : celui qui laisse penser aux citoyens qu'un député possède un quelconque pouvoir dans sa circonscription. Or le pouvoir d'un élu de la nation, il est d'abord à l'Assemblée nationale.

Pas une réponse financière mais politique

Imposer des sanctions financières ? Pourquoi pas, mais j'y vois là un traitement bien cosmétique de l'absentéisme parlementaire, dont les causes sont ailleurs. La réalité, ce n'est pas des députés fainéants ; bien au contraire les députés sont de gros bosseurs qui vont d'abord là où leur intérêt politique les guide. Ce n'est donc pas une réponse financière mais politique qu'il faut apporter au serpent de mer de l'absentéisme parlementaire.

Cette réponse politique elle passe à mes yeux par une adaptation du mode de scrutin pour instaurer, comme je le propose depuis longtemps, un scrutin mixte pour partie majoritaire et pour partie proportionnel, c'est-à-dire le mode de scrutin allemand.

Le temps me semble venu de tourner la page d'un scrutin majoritaire intégral qui accentue la fébrilité de députés parfois peu enclins à voter des réformes courageuses dès lors que leur réélection se joue à quelques dizaines de voix près.

Dans la quasi-totalité des pays européens


Seul le scrutin de liste -ce n'est pas par hasard si c'est le mode de scrutin de la quasi-totalité des pays européens- émancipe la fonction parlementaire de cette obligation de déserter le Parlement la moitié du temps pour veiller sur son électorat.

Une dose de proportionnelle permettra de lutter plus efficacement contre l'absentéisme parlementaire, tout en présentant quatre avantages majeurs :

1. Atteindre la parité réelle : pas seulement à la fonction de candidate mais aussi à celle d'élue !
2. Donner toute sa place à la diversité des candidatures aux élections : le scrutin proportionnel permet de donner leur chance à des candidats que le scrutin majoritaire prive de toute possibilité d'être élu. La mixité plutôt que l'uniformité !
3. Mieux représenter le pluralisme des courants d'opinion et des sensibilités politiques : un peu de proportionnelle, ce n'est pas le retour à l'instabilité de la IVe République. Cela n'empêchera en rien l'émergence d'une majorité claire et d'une opposition. La bipolarisation, oui ! Le bipartisme, non !
4. Tirer tous les bénéfices de la réforme constitutionnelle de l'été dernier : les pouvoirs du Parlement ont été sensiblement renforcés. Ce n'est pas pour avoir des députés à temps partiel !
Par Cédric L'Haridon
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 21 avril 2009
Seize jeunes sarthois s'engagent avec Unis-Cité


Deux équipes de jeunes de 18 à 25 ans ont été créées au Mans par Unis-Cité. Leur mission : aider les autres et trouver leur propre chemin.

Seize jeunes manceaux de 18 à 25 ans, sont engagés dans un service civil de 6 mois avec Unis-Cité. Aider les autres c'est aussi parfois trouver son propre chemin.

L'antenne mancelle d'Unis-Cité s'est installée tout doucement, sans faire de bruit, à la fin de l'année 2008. Nouveau point d'ancrage d'un fin maillage de 23 villes, il encadre un groupe de seize jeunes âgés de 18 à 25 ans, engagés dans un service civil volontaire. « Ils ont commencé leur volontariat le 29 décembre 2008 et termineront en juin, détaille Damien Lefèvre, coordinateur d'équipe au Mans. Pendant six mois, ils vont développer leurs projets sur l'agglomération mancelle et, parfois, un peu plus loin. »

Les jeunes travaillent en équipe. Deux groupes ont été créés au Mans. « Dans chacun d'eux, nous essayons d'avoir la plus grande mixité possible que ce soit concernant leur niveau d'étude ou leur âge pour qu'ils partagent leurs compétences ».

Six mois au service des autres

Dans les six mois que dure leur service civil, les deux équipes vont réaliser, chacune, trois à quatre projets auprès d'associations dans des domaines très divers. « Les grands secteurs c'est tout ce qui est intergénérationnel, tout ce qui est « social » au sens large, et l'accès à la culture ».

Concrètement, l'une des équipes travaille auprès du centre social des Sablons. « Ils participent à la vie du centre et le font connaître à ceux qui ne le connaissent pas encore dans le secteur. » D'autres jeunes sont engagés auprès des compagnons d'Emmaüs auxquels ils « donnent un coup de main ». « Nous avons aussi un projet avec une écocyclerie de Sablé, poursuit Damien Lefèvre. Une équipe a travaillé trois jours par semaine à la réalisation d'une salle en direction du grand public pour éveiller aux gestes éco citoyens. »

Si le service civil volontaire peut durer 2 ans, chez Unis-Cité les engagements sont de 6 ou 9 mois maximum. « Volontaire, c'est un statut à part entière. On touche une indemnité de 600 € par mois et on est engagé du lundi au vendredi. Aujourd'hui, il y a 3 000 volontaires en France, 1 000 sont à Unis-Cité. »

Se mettre au service des autres, au sein d'une équipe, c'est aussi pour les jeunes volontaires un moyen de trouver leur propre chemin. « Il y a autant de motivations que de volontaires, conclut Damien Lefèvre. Certains viennent chercher une expérience de terrain. D'autres pour apprendre à travailler en équipe ou avoir une activité structurante avant une reprise de formation ou une recherche d'emploi. Tous ont la volonté de s'engager par solidarité. »

Des réunions d'informations auront lieu prochainement, au mois de mai.

Olivier RENAULT, Ouest-France

Renseignements: www.uniscite.fr/
Par Cédric L'Haridon
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 20 avril 2009
Daniel Cohn-Bendit est un homme politique complexe. Il y a des éléments dans son parcours, dans sa personnalité, dans sa façon d'être que je désapprouve totalement. J'ai beaucoup de désaccords avec lui. Cependant, il lui arrive d'être pertinent et lucide. Il y a dans l'interview qu'il a accordé au journal Le Monde des opinions que j'approuve, par exemple sur le risque d'un repli national au détriment de l'intérêt général européen.


Près de 70 % des Français disent que les élections européennes ne les intéressent pas. C'est un nouveau désamour ?

On a toujours eu des difficultés, en France, à faire de la pédagogie sur l'Europe. Ce n'est pas nouveau. Un autre phénomène joue : la délégitimation du politique. Il s'observe partout, mais frappe encore plus la politique européenne car elle est la plus difficile à percevoir.

Et puis il y a cette particularité française : l'élection présidentielle rend la classe politique folle. Tout se conçoit, tout s'organise autour de cette échéance. Ailleurs aussi, les élections européennes sont biaisées par les campagnes nationales. En Allemagne par les législatives, en Belgique par les régionales. Or la politique européenne ne répond pas à la même logique : elle ne se réduit pas à l'opposition droite-gauche et ne peut s'imposer que par son contenu, parce que les majorités sont mouvantes.

L'Europe a-t-elle été assez protectrice dans cette crise ?

Aucun responsable gouvernemental n'a osé avancer de propositions pour transformer les statuts de la Banque centrale européenne ou réformer les institutions. La crise a conduit à la renationalisation des comportements au détriment de l'intérêt général européen. On l'observe chez les commissaires comme chez les parlementaires. Prenez le premier paquet climatique, un très bon projet. A peine présenté par José Manuel Barroso (président de la Commission), le commissaire à l'entreprise et à l'industrie, Günter Verheugen, déclare que cela nuit à l'industrie automobile allemande. Barroso aurait dû dire : "Verheugen, tu te tais ou tu te tailles ! Tu n'es pas le représentant de l'industrie allemande !"

Même chose au niveau du Parlement : pour la défense de l'industrie allemande, vous avez les conservateurs allemands, poussés par le patronat de l'industrie automobile allemande, et les socialistes, poussés par les syndicats de l'industrie automobile allemande. Ce n'est pas ça, l'intérêt général européen. Cette renationalisation des comportements est quelque chose de très dangereux.

A 64 ans, Dany l'europhile baisse les bras ? L'Europe politique, c'est fichu ?

On a gagné deux paris fondamentaux : la paix et la démocratie. Ce qu'on n'a pas réalisé, c'est le rêve social et le rêve écologique. Notre tâche, c'est ça : construire les possibilités pour les générations futures de réaliser ce rêve. L'Europe politique se fera avec une Europe constitutionnalisée.

Le non au traité constitutionnel est une réalité. Mais en tout état de cause, si on veut une Europe politique, responsable, si on veut répondre de manière intelligente à l'élargissement à la Turquie ou à l'Ukraine, on doit entrer dans un nouveau processus constituant.

La crise est-elle une menace pour l'Europe ?


J'avoue que je ne me posais pas la question jusqu'à ce que je déjeune il y a une dizaine de jours avec Joschka Fischer (ancien ministre des affaires étrangères (Verts) du gouvernement Schröder). J'ai été frappé par son inquiétude, ses références à l'histoire, notamment la crise de 1929. L'incapacité des acteurs européens à faire jouer à l'Europe le rôle qui devrait être le sien est une mise en danger de l'utopie européenne. Je pensais l'unification européenne irréversible. J'en suis moins convaincu aujourd'hui.

A quoi la présidence française a-t-elle servi ?

Nicolas Sarkozy a eu de bonnes intuitions mais il n'a pas compris que, pour faire bouger les lignes, il fallait mettre les autres en confiance. L'Europe n'a que cinquante ans, elle est fragile, elle a besoin de confiance. Nicolas Sarkozy n'a pas su la lui donner parce qu'il éprouve toujours le besoin de se mettre en avant. En face de lui, Angela Merkel avait peur de son ombre à cause des élections à venir. A eux deux, ils ont été incapables de faire avancer l'Europe.

Pourtant, vous semblez parfois séduit par Nicolas Sarkozy ?

Ce qu'il y a de fascinant chez lui, c'est son énergie, sa capacité d'avancer. Mon fils me dit souvent : "Arrête d'attaquer Sarko, il est comme toi !" Moi, je ne suis pas d'accord, parce que ce qui est insupportable chez lui, c'est la dépendance qu'il crée : si vous n'êtes pas avec lui, vous êtes contre lui. Dès que vous êtes dans sa roue, vous devez renoncer à vos convictions.

A la Commission européenne, Michel Barnier défendait l'adhésion de la Turquie à l'Europe. Aujourd'hui, il est contre. Mon ami Bernard Kouchner a écrit un livre avec moi pour défendre cette adhésion. Aujourd'hui, il argue du comportement d'Erdogan (le premier ministre turc) au sommet de l'OTAN pour changer d'avis. C'est minable comme argument, car qu'a fait Erdogan pendant quarante-huit heures ? Du Sarko, pour obtenir un maximum d'engagements des Etats Unis.

Pourquoi la gauche a-t-elle tant de peine à s'opposer à Nicolas Sarkozy ?

Normalement, c'est elle qui incarne le volontarisme. Là, elle se trouve débordée. C'est pour cela qu'il ne faut pas chercher à faire campagne contre Sarko. Il faut se différencier de lui.

En quoi consiste la relance écologique que vous préconisez ?

Les plans de relance actuels sont beaucoup trop faibles, au regard de la gravité de la dépression. Je lis Krugman, je lis Stiglitz - Prix Nobel d'économie. On n'est pas près de sortir de la crise. En outre, ces plans ne serviront à rien s'ils ne transforment pas en profondeur le fonctionnement de l'économie. Dans notre contrat écologique, nous proposons un emprunt de 1 000 milliards d'euros sur cinq ans qui serait levé à un taux identique par les banques nationales, garanti par la Banque centrale européenne, pour financer la transformation écologique de notre modèle économique et social...

Défendre la conversion écologique de l'économie, est-ce audible en période de crise ?

Une enquête de la Sofres montre que 92 % des Français veulent plus de réponses écologiques. Mais devant la violence de la crise, une partie de la population réclame des réponses immédiates de protection. Donc ce n'est pas toujours facile. Prenez le conflit des marins pêcheurs, il est très symptomatique. Face aux images de familles dans la dèche, il est beaucoup plus facile de s'en prendre aux quotas, comme l'ont fait le PCF et l'extrême droite, que de les défendre alors qu'ils représentent la garantie d'un avenir pour la pêche : sans poisson, plus de pêcheur. Le pari de cette élection est de voir si 10 % à 15 % des électeurs sont capables d'adhérer à cette idée de transformation.

Pour l'instant, on les sent surtout en colère.

De plus en plus de salariés se sentent à bout, on le voit avec les séquestrations de patrons. En même temps, la société est complexe. Les gens ne se sentent pas concernés par la crise de la même façon. Certains même y échappent. Je suis aussi intrigué par cette histoire de bonus, de stock-options. En France comme en Allemagne, ça rend les gens fous. Mais, les salaires de la société du spectacle, des animateurs de télé ou des footballeurs ne rendent pas fous, alors que c'est la même folie. Un jeune du PSG gagne, à 22 ans, 90 000 euros par mois. Ça, bizarrement, on le supporte.
Par Cédric L'Haridon
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Jeunes Centristes 72

Sociaux, Libéraux et Européens !



Cédric L'Haridon, délégué en Sarthe

Plus d'infos prochainement...



  Pour un centre indépendant
le rassemblement des centristes
et un partenariat avec l'UMP :

- 2 têtes de listes centristes
- 20% de candidats en places éligibles
- un groupe politique autonome

dans les Pays de la Loire !


Le projet centriste


Moderniser la vie politique




Réconcilier l'économie et la solidarité




Faire de l'école un lieu d'excellence pour tous



Relancer l'Europe



Stop au déficit !



Protéger l'environnement



Donner le goût d'entreprendre



Faire de la santé un enjeu majeur

Les responsables


Damien Abad
député européen
président des Jeunes Centristes

Romain Bentz
président délégué


Jean Coudray
conseiller municipal à Saint-Malo
président d'Alliance jeunes centristes



Hervé Morin
ministre de la défense
président du Nouveau Centre

Jean-Christophe Lagarde
député de Seine-Saint-Denis
président exécutif du Nouveau Centre

Michel Hunault
député de Loire-Atlantique
chef de file pour les régionales

Christian Gillet
1er vice-président du conseil général 49
président du groupe centriste à la région

Richard Chamaret
délégué du Nouveau Centre en Sarthe



Jean Arthuis
sénateur et président de la Mayenne
président de l'Alliance centriste

Thierry Benoit
député d'Ille-et-Vilaine
secrétaire général de l'Alliance centriste

François Zocchetto
sénateur de la Mayenne
président de la fédération 53

Elisabeth Doineau
conseillère régionale

Loïc Bardin
conseiller municipal à La Flèche
délégué départemental en Sarthe

Sites internet

Le site internet des Jeunes Centristes

Les Jeunes Radicaux

Les Jeunes Populaires

Les Jeunes Démocrates

Le blog de l'Alliance centriste


Le blog de Jean Arthuis

La fédération Nouveau Centre en Sarthe

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés