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et son circuit



















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Un terroir
























Dimanche 19 avril 2009
Dans une interview au journal Libération, Rama Yade, dont j'administre le collectif de soutien sur Facebook, évoque son parcours, ses ambitions et ses convictions.

Vous voilà «préférée des Français». Pour quelles raisons, selon vous ?


La question des droits de l'homme est importante pour les Français. Leur soutien est inestimable. Mais je crois aujourd'hui qu'il est plus important de se préoccuper des souffrances provoquées par la crise et de se demander comment un retour aux valeurs de justice peut nous aider à l'affronter.

Vous semblez avoir une idée assez précise de ce que doit être votre trajectoire politique. Pourquoi ne passe-t-elle pas par Strasbourg ?


Ce pays qui m'a accueilli, je veux le servir en étant le plus proche possible des gens. Après les élections municipales à Colombes, je voulais m'engager pour les régionales. C'est une grande joie d'être porte-parole de Valérie Pécresse en Ile-de-France. Ce duo de jeunes femmes à l'assaut de la forteresse Huchon, c'est formidable, non ?

Voulez-vous devenir élue régionale ?

Oui, si possible. J'aimerais bien être sur la liste UMP en position éligible, dans les Hauts-de-Seine. Conseillère régionale, ça me va, c'est un bon début.

Et la suite ? Députée, sénatrice ?

C'est un honneur d'être parlementaire. Je crois que dans la vie politique française, c'est un passage obligé. Où ? Quand ? Nous verrons bien. Je ne sais pas encore et cela ne dépend pas que de moi. Et, puis, je le répète, je trouve gênant de parler de ça alors que nous avons aujourd'hui des défis collectifs à relever.

Vous avez brûlé les étapes. Vous le fait-on payer ?

On devrait juger les gens sur leur mérite et non sur leur ancienneté dans le système. Mais j'ai observé en politique que les gens comptent moins sur leur talent que sur l'élimination consciencieuse des autres pour avancer.

Vous dites que vous n'êtes «pas là pour colorer la photo». Mais c'est pourtant bien pour refléter la diversité que Nicolas Sarkozy vous a choisie ?

Je ne le crois pas, mais cela dit, la diversité n'empêche pas la compétence. Et c'est lassant de devoir s'en justifier chaque jour. Je ne me réveille pas tous les matins en me disant que je suis noire.

Vous voulez fonder votre propre club. Dans quel but ?


Au-delà de la question de la diversité, je veux trouver un terrain d'exploration de nouvelles idées pour ma génération. C'est toujours celle issue de Mai 68 qui fait le débat public en France. La jeunesse française doit aussi être représentée, pour dire comment elle voit la France de demain. Pensez qu'aux Etats-Unis, Obama était un inconnu il y a huit ans. En France, il faut trente ans de vie politique et trois traversées du désert avant de percer. Il faut plus de fluidité dans les élites.

Vous n'êtes française que depuis une quinzaine d'années. Avez-vous connu les problèmes d'intégration comme beaucoup de jeunes issus de l'immigration ?


Je connaissais la France avant d'en fouler le sol. Je suis née dans un pays francophone, fille de prof, éduquée dans une école catholique. Venant d'aussi loin, immigrée de la première génération, j'ai toujours su que je devais conquérir mes droits et qu'avant d'être française, je n'avais que des devoirs. Pour les jeunes nés en France, ces droits devraient être naturels. Ils se sentent minoritaires dans leur propre pays et ne comprennent pas pourquoi, d'où leur malaise.

Vous avez affiché dans votre bureau le discours, en 1948, du Guyanais Gaston Monnerville, président du Sénat, pour le centenaire de l'abolition de l'esclavage. Pourquoi ?

Pour montrer que les Français, contrairement aux élites, ne sont pas des conservateurs. Qu'il y a déjà eu des Obama en France et que cela donne à espérer. Aujourd'hui, on trouve extraordinaire qu'un jeune Noir intègre Normale Sup. Mais ça a toujours existé. Souvenez-vous des intellectuels afro-américains, dans les années 50, qui venaient se réfugier à Paris parce que chez eux ils ne pouvaient pas monter dans les mêmes bus que les Blancs.

Cinq années d'emprisonnement pour toute personne ayant facilité le séjour irrégulier de clandestins. Etes-vous d'accord ?

La solidarité n'est pas un délit. Eric Besson l'a confirmé. Dont acte. Il faut veiller à ce que les gens ne se retrouvent pas en prison, juste parce que, par générosité, ils ont voulu aider. Ne pas avoir de papiers n'est pas une indignité. Et la dignité humaine, c'est ce qui doit rester, même quand il n'y a plus rien.

Le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy ne procédait-il pas d'une vision passéiste de l'Histoire ?

L'Afrique a une histoire, qui n'a rien à envier aux autres continents ! L'Africain n'est ni un barbare à éduquer ni une victime à sauver. Nicolas Sarkozy n'avait pas l'intention de blesser et les accusations portées contre lui l'ont touché. Dans ce discours, il dit aussi à la jeunesse africaine que la France l'accompagnera sur le chemin de la liberté, du droit, de la justice et de la solidarité, il faut le prendre au mot.

Faut-il une repentance ?

Sur la colonisation il faudrait commencer par enseigner l'histoire. Si on rendait par exemple un hommage visible aux tirailleurs sénégalais qui sont morts pour la France, je crois qu'on panserait beaucoup de plaies, sans autoflagellation. Le plus grave reste la traite négrière. L'asservissement, la déportation vers d'autres terres. C'est énorme. Est-ce que je peux aimer un pays qui a pratiqué la traite ? Quand je deviens française, à l'âge de 18 ans, je me pose cette question, comme beaucoup de jeunes aujourd'hui. Mais il faut accepter l'histoire d'un pays, avec ses ombres et ses lumières, dépasser les rancœurs, pour construire une France plurielle, à l'image de la société actuelle.

Après avoir insisté pour que s'ouvre un dialogue entre le dalaï-lama et Pékin, Paris bannit aujourd'hui toute ingérence. Pourquoi ce revirement ?

Il n'y a rien de nouveau. Depuis le général de Gaulle, nous avons dit que le Tibet fait partie de la Chine. Cela ne nous empêche pas de recevoir le dalaï-lama s'il le souhaite. Il est le bienvenu.

N'êtes-vous pas rentrée dans le rang ?

Je ne servirais à rien si je tenais des positions alignées sur la realpolitik. Et certains ne manqueraient pas de le reprocher au président de la République. Mais je ne suis pas irresponsable : je sais que nous avons des intérêts économiques à préserver. Il faut juste trouver un équilibre, à la hauteur du rang de la France dans le monde.

Par Cédric L'Haridon
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Samedi 18 avril 2009
Jean Arthuis esquisse les réalisations concrètes qui doivent voir le jour en Europe et appelle à l'adoption de la monnaie unique par tous les pays membres de l'Union.

Le G20 a tenu ses promesses. Je m'en réjouis en attendant la concrétisation et l'effectivité des annonces. Qu'il s'agisse de l'assainissement des paradis fiscaux, de l'architecture de la supervision internationale ou de la régulation des produits et des acteurs financiers, les résolutions sont conformes à nos attentes.

Pour se réformer, le système financier international a besoin d'impulsion décisive. Je doute que les Américains et les Britanniques soient prompts à enclencher le processus. C'est pour cela que l'Europe, à mon avis, doit prendre le leadership. Mais elle sera d'autant plus convaincante qu'elle aura mis de l'ordre sur son territoire, dans sa propre maison, mettant fin aux exercices nationaux. Ne sous-estimons pas la tâche qui nous attend. Est-il en effet acceptable qu'en matière de définition des fonds propres des banques, il y ait 27 interprétations ? Pour venir en aide aux Etats membres en difficulté, pouvons-nous nous en remettre au FMI ou devons-nous règler nous-mêmes nos problèmes au moyen d'un Fonds européen ? Les instances de surveillance des marchés, des acteurs et des produits doivent-ils rester sous contrôle d'institutions nationales ou dépendre d'un organisme rattaché à la Banque Centrale Européenne ? S'agissant des paradis fiscaux, plus précisément des pays défendant le secret bancaire, activateur de l'évasion fiscale, pouvons-nous donner l'exemple au sein de l'Union Européenne, en réglant d'abord la situation de Monaco et d'Andorre, pour mieux convaincre le Luxembourg et l'Autriche ? Siègerons-nous toujours à 6 lors de réunions du G20 ?

Enfin, est-il envisageable de faire cohabiter au sein de l'UE deux types de pays membres: ceux qui ont abandonné leur monnaie nationale au profit de l'Euro, et ceux qui gardent leur devise nationale, par choix ou par non qualification au regard des critères du pacte de stabilité et de croissance ? A la veille des élections européennes, nous devons faire campagne pour la généralisation immédiate de l'euro.
Par Cédric L'Haridon
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Vendredi 17 avril 2009

Edouard Balladur relance le débat sur la taxation des hauts revenus


Dans une tribune publiée dans Le Figaro, l'ancien premier ministre s'interroge sur l'opportunité de soumettre les rémunérations salariales et assimilées des dirigeants des entreprises, voire éventuellement d'autres catégories de contribuables aux revenus comparables, à "un taux majoré d'imposition sur le revenu, une sorte de contribution exceptionnelle de solidarité".

Ce faisant, M. Balladur appuie les propositions que le président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée, Pierre Méhaignerie (UMP, Ille-et-Vilaine) et le député Charles de Courson (Nouveau Centre, Marne) avaient faites lors de l'examen du deuxième collectif budgétaire de 2009.

Plusieurs responsables de la majorité favorables à cette idée souhaitent profiter du prochain débat budgétaire, cet été et à l'automne, pour remettre sur le métier la question de la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Nicolas Sarkozy a maintenu cet impôt, contre une partie de l'UMP, par crainte d'en payer politiquement la suppression au prix fort, comme Jacques Chirac avec l'impôt sur les grandes fortunes en 1988.

Dans ce domaine comme avec les 35 heures, la stratégie du détricotage a prévalu. Le bouclier fiscal Sarkozy, plafonnant les impôts directs et les contributions sociales à 50 % des revenus, a été conçu comme une machine à contourner l'ISF.

De même, la possibilité de déduire de cet impôt 75 % des sommes investies dans une PME dans la limite de 50 000 euros est une façon d'en atténuer le poids. La ministre de l'économie planche, avec le soutien du président, sur le relèvement de ce plafond.

En décembre 2008, le président centriste et le rapporteur général UMP de la commission des finances du Sénat, Jean Arthuis et Philippe Marini, avaient proposé de supprimer le bouclier fiscal, qui piège la droite, ainsi que l'ISF, et de remplacer ce dernier par une tranche supplémentaire de l'impôt sur le revenu (IR). Cette solution réintroduirait de la progressivité et de la simplicité dans la fiscalité française qui en manque cruellement. Elle pourrait être soutenue par d'autres parlementaires pour peu que ce produit supplémentaire de l'IR serve à financer des mesures sociales, notamment en faveur des jeunes. Six milliards, soit beaucoup plus que le produit de l'ISF (3,81 milliards d'euros en 2008), pourraient être dégagés.

La majorité ferait ainsi d'une pierre deux coups : elle obtiendrait satisfaction sur l'ISF, qu'elle juge antiéconomique et qui est devenu une exception française en Europe, tout en affichant son souci de la cohésion sociale. C'est autour de cette trame que le débat sur cet impôt devrait renaître dans les prochains mois.
Par Cédric L'Haridon
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Jeudi 9 avril 2009
Le blog ne sera pas actualisé pendant une semaine. Il reprendra du service à partir du 18 avril.
Par Cédric L'Haridon
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Jeudi 9 avril 2009

L'un des membres du comité éthique du Medef, travaillant essentiellement sur la question des rémunérations patronales, vient d'en claquer la porte.


La présidente du mouvement patronal Ethic, et membre à ce titre du comité éthique du Medef, Sophie de Menthon, a décidé de démissionner de cette instance qui a essentiellement travaillé, depuis un an, sur la rémunération des grands patrons. «Si on veut éviter une loi qui l'encadre, on doit prendre les moyens nécessaires et non se contenter d'une position a minima, affirme-t-elle au Figaro. Certains patrons ont entraîné la mise au ban des entrepreneurs et nous ont ramenés dix ans en arrière. S'indigner dans la presse quand une affaire surgit ne suffit pas. Nous devons avoir une attitude offensive et non défensive.» Sophie de Menthon songeait en fait depuis plusieurs jours à claquer la porte du comité éthique. «Seul un comité des sages, indépendant, siégeant ailleurs qu'au Medef, constitué de personnalités incontestables et pouvant distribuer des blâmes, pourrait aider à réconcilier le monde entrepreneurial avec l'opinion», explique-t-elle. Une divergence de fond avec la majorité des membres et avec Laurence Parisot.
Par Cédric L'Haridon
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Mercredi 8 avril 2009

(AFP) - L'association "Rassembler les centristes", présidée par le sénateur centriste Jean Arthuis, a appelé à "redonner du sens à l'Europe", lors d'un colloque intitulé "l'Europe dans la crise", samedi au Sénat, à deux mois des élections européennes.

Devant une centaine de personnes, M. Arthuis a notamment estimé qu'il y avait "urgence à repenser notre destin communautaire" et à "sortir des "dogmes bureaucratiques".
L'ancien ministre de l'Economie et dirigeant de l'ex-UDF a jugé que la Commission européenne se limitait au rôle de "père fouettard" alors que "la maison brûle", dénonçant "ce mode de fonctionnement de l'Europe".

"Sans l'euro, nous aurions eu un "Munich financier", a pour sa part déclaré le député européen sortant Jean-Marie Cavada. L'ancien journaliste, qui devrait être candidat Nouveau Centre au scrutin de juin, a assuré que l'Europe avait "amorti la crise".

Les députés européens Thierry Cornillet, secrétaire général de "Rassembler les centristes" et Janelly Fourtou ont aussi pris part aux débats.

Lancée fin novembre, l'association "Rassembler les centristes" vise la réunification du NC et du MoDem de François Bayrou dans un "grand parti centriste".

"Le centre est inaudible et absent du fait de ses divisions" alors que la crise impose "un retour de l'Etat et de la régulation", a déclaré à l'AFP M. Arthuis, qui a fait adopter cette semaine contre l'avis du gouvernement un amendement au collectif budgétaire encadrant les rémunérations des patrons des sociétés aidées par l'Etat.

"Notre ambition est que les centristes puissent présenter des candidats aux élections régionales de 2010", a ajouté le sénateur de la Mayenne qui s'est dit "frustré" de ne pas avoir de candidat propre aux Européennes.


Vous pouvez écouter l'ensemble des interventions sur le site de PoliticVisio
Par Cédric L'Haridon
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Mercredi 8 avril 2009
Les Gracques dénoncent "l'exception française"

Selon ce groupe d'anciens collaborateurs de gouvernements socialistes, les partis de droite comme de gauche n'investissent pas dans les institutions européennes.


Le groupe d'anciens collaborateurs de gouvernements socialistes, les Gracques, dénonce dans un éditorial sur le site internet du Nouvel Observateur, lundi 30 mars, la "détestable exception française", selon laquelle tous les partis, de droite comme de gauche n'investissent pas dans les institutions européennes. Les Gracques déplorent ainsi que certains parlementaires européens, comme l'UMP, Alain Lamassoure, le socialiste Olivier Duhamel, ou le centriste Jean-Louis Bourlanges, ayant "fait honneur à leur pays et à leur mandat", n'ont pas été retenus par leur parti sur les listes aux élections européennes. "C'est une caractéristique des partis français, toutes tendances confondues, à sur-représenter sur leurs listes de candidats aux élections européennes des apparatchiks sans ancrage électoral ou des recalés du suffrage universel" ou à réinvestir des sortants "champions de l'absentéisme parlementaire", explique le groupe.

Exemples européens


Les Gracques prennent en exemple le parti allemand, le SPD qui investit "en général ses députés européens pour trois mandats : un pour apprendre, un pour comprendre, un pour transmettre". Concernant les fonctionnaires des services de la commission européenne notamment, ils rapportent que "les Allemands, les Anglais, mais aujourd'hui aussi les Espagnols et les Portugais, ont de longue date appris à investir quelques uns de leurs meilleurs éléments et à entretenir un fonctionnement de réseau, indispensable à l'exercice d'une véritable influence en Europe". A l'inverse de ces exemples, les Gracques notent que "c'est toujours au dernier moment que nos dirigeants découvrent les enjeux d'une directive ou d'un règlement pour un secteur essentiel de notre activité nationale, là où nos partenaires, mais aussi concurrents, ont depuis des mois mis en œuvre un intense travail de lobbying (...) pour infléchir les textes dans un sens qui leur soit plus favorable".

"Détestable exception française"

Cette façon de faire aurait pour conséquence que "nous abordons le plus souvent les dossiers les plus importants pour nos intérêts nationaux sur le mode du rapport de forces en fin de négociation". Cela "a pour effet de nous rendre insupportables mais aussi de nous fragiliser car il est rare qu'à ce petit jeu on gagne sur l'essentiel", affirment-ils.
Les Gracques estiment "les prochaines élections européennes devraient, hélas, confirmer cette détestable exception française", "cette trahison des clercs, qui a conduit tant de nos responsables politiques, toutes tendances confondues, à se défausser sur 'Bruxelles' de leurs propres impuissances".
Par Cédric L'Haridon
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Mardi 7 avril 2009
Surendettement : un texte commun NC-UC
déposé mercredi au Parlement

 

PARIS (AFP) - François Sauvadet, chef de file des députés Nouveau Centre (NC), a annoncé mardi que "pour la première fois" une proposition de loi sur le surendettement serait déposée en commun mercredi par les groupe Union Centriste (UC) au Sénat et NC à l'Assemblée nationale.

"Nous avons des liens de plus en plus forts entre le groupe Union Centriste et le groupe Nouveau Centre et demain, pour la première fois, nous aurons le dépôt en commun d'une proposition de loi à l'Assemblée nationale et au Sénat sur le surendettement", a déclaré M. Sauvadet lors d'un point de presse.

"Prévenir les risques de surendettement, être au côté de ceux qui sont en situation de fragilité, c'est une des préoccupations majeures. Nous proposerons la création d'un répertoire national du crédit qui permettra d'engager la responsabilité de ceux qui prêteraient à des personnes qui sont déjà en situation de très grande fragilité", a-t-il ajouté, en référence au texte élaboré notamment par Jean-Christophe Lagarde, député-maire NC de Drancy (Seine-Saint-Denis).

Par Cédric L'Haridon
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Lundi 6 avril 2009
Les paradis fiscaux ont été au cœur des discussions du G20. Le secrétaire général de l'OCDE, qui a fait de ce dossier son cheval de bataille, réagit aux avancées du sommet de Londres.

Avant même qu'ils se réunissent à Londres, le 2 avril, les dirigeants du G20 avaient obtenu un résultat majeur et historique : «Le début de la fin du secret bancaire et des paradis fiscaux», comme l'a indiqué Gordon Brown. En s'appuyant sur l'expertise développée à l'OCDE depuis près de quinze ans, les dirigeants du G20 ont exprimé avec fermeté leur souhait de voir la fin des paradis fiscaux et du secret bancaire, indiquant les mesures de rétorsion qu'ils envisageaient de prendre contre les juridictions qui resteraient non coopératives. En accord avec le G20, l'OCDE vient de publier un rapport d'étape sur les progrès réalisés. Il identifie clairement les juridictions non coopératives, celles qui ont pris des engagements mais doivent encore les mettre en œuvre, et les pays coopératifs.

Avant même sa publication, la liste a produit des résultats majeurs. En quelques semaines, les places financières connues pour leur strict secret bancaire ont annoncé qu'elles changeaient de politique et accepteraient désormais de coopérer fiscalement. Le 12 mars dernier, le Liechtenstein, à l'origine d'un scandale majeur de fraude fiscale l'an dernier, ainsi qu'Andorre ont indiqué qu'ils souhaitaient dorénavant rejoindre la communauté internationale. Quelques jours plus tard, Monaco, également listé comme paradis fiscal non coopératif, les rejoignait. Ce mouvement avait été précédé par les places financières majeures de Hongkong et Singapour.

Au sein même de l'OCDE, après des années de débat, l'Autriche, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse ont décidé d'appliquer désormais le standard en matière d'échanges de renseignements. Tous les pays membres de l'OCDE partagent ainsi maintenant un système commun d'information, en accord avec le modèle de convention fiscale de l'OCDE. D'autres centres financiers ont eux aussi décidé d'appliquer les normes de l'OCDE.

Hongkong, Macao et Singapour ont informé l'OCDE qu'ils adopteront ces normes et prendront cette année des mesures pour les appliquer. Chypre et Malte appliquent ces normes. Bien que certaines juridictions résistent encore, d'autres, comme les Bermudes, les îles Caïman, Guernesey, l'île de Man et Jersey progressent en vue de conventions bilatérales d'échanges de renseignements fiscaux.

Une plus grande transparence renforcera le principe d'équité fiscale aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. Mais c'est à l'ouvrage qu'on juge l'ouvrier. L'OCDE et ses pays partenaires peuvent certes coopérer pour établir des normes et des conventions fiscales types, mais pour qu'il y ait un réel changement les gouvernements devront les appliquer.

Au-delà des mots et des communiqués, il s'agit d'un résultat historique aux conséquences pratiques : dans le monde de demain, les fraudeurs ne pourront plus impunément cacher leurs revenus et leurs patrimoines en abusant du secret bancaire. Les administrations fiscales pourront demander, lorsqu'elles en auront besoin, les informations relatives à leurs résidents, sans se heurter à une loi du silence.

À un moment où les gouvernements ont besoin de chaque euro d'impôt dû pour lutter contre la récession, ces pratiques ne peuvent plus être tolérées. Il ne s'agit pas seulement de protéger les recettes fiscales. Il faut aussi préserver l'intégrité de nos systèmes fiscaux. La transparence et une coopération fiscale efficace doivent être les principes communs à tous.

Nous avons aujourd'hui clairement identifié les progrès à réaliser. Nombreux sont les pays qui ont pris des engagements, certains depuis plusieurs années. Le temps est venu de passer des mots à l'action. Le Forum mondial de l'OCDE assurera le suivi de l'application des engagements. En s'appuyant sur la revue par les pairs, il permettra de juger de la qualité de la coopération fiscale internationale dans les faits. Nous veillerons à actualiser la liste si besoin est. Nous travaillerons également pour étaler les standards globaux établis par l'OCDE bien au-delà de 84 pays qui en font partie actuellement.

J'entends certains dire que la question des paradis fiscaux est en réalité secondaire et aurait été un leurre. C'est faux car, au cœur de la crise financière et économique mondiale, il y a une crise de confiance. Des institutions qui comptaient parmi les piliers de notre société sont aujourd'hui remises en cause. Pour restaurer la confiance, les gouvernements doivent agir de façon ferme et coordonnée. Nous avons besoin aussi d'un changement de culture de la part des banques et de plus de transparence dans le système financier. Dans l'immédiat, nous devons démontrer que le coût des mesures anticrise est équitablement partagé. Mais les électeurs demandent aussi qu'on règle les problèmes structurels. Si nous voulons une économie plus forte, plus saine et plus juste, nous devions nous attaquer aux aspects les plus controversés de la mondialisation, comme les paradis fiscaux. Ceux-ci n'ont pas provoqué la crise, mais l'opacité de leurs conditions de fonctionnement a clairement joué un rôle. Il n'y a pas que les pays riches qui en subissent les effets. Les pays en développement aussi. Pour l'OCDE, la problématique fiscale viendra s'ajouter à celle de l'aide et du commerce comme leviers pour accompagner les pays en voie de développement vers une stabilité et prospérité accrues.

Cette bataille est loin d'être terminée, mais la communauté internationale est finalement prête à mener une action vigoureuse contre les paradis fiscaux non coopératifs. Si nous pouvons débarrasser le monde des centres financiers dont la prospérité repose sur l'opacité, la non-coopération et une réglementation complaisante, nous aurons accompli un grand pas vers une économie plus juste et plus saine. Depuis longtemps engagée dans la lutte contre la corruption, le blanchiment et la fraude fiscale, l'OCDE continuera à offrir sa contribution à un monde plus juste et mieux régulé.
Par Cédric L'Haridon
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Dimanche 5 avril 2009

Rémunération des patrons : l'amendement du Parlement sera "mis en oeuvre" dit Lagarde


PARIS (AFP) - Le ministre de l'Economie Christine Lagarde a déclaré dimanche que le gouvernement allait faire en sorte que l'amendement du Parlement prévoyant un durcissement de l'encadrement des rémunérations des patrons des sociétés aidées par l'Etat soit "bien mis en oeuvre".

"Je veillerai à ce que le dispositif prévu par l'amendement soit bien mis en oeuvre" par "les voies les plus rapides et les plus appropriées", a dit Mme Lagarde sur RTL, refusant toutefois de préciser par quels moyens.

Le gouvernement n'est "pas du tout en conflit avec le Parlement", a-t-elle ajouté.

Le gouvernement avait pris un décret pour encadrer la rémunération des dirigeants des entreprises publiques et de celles aidées par l'Etat. Mais les parlementaires ont approuvé jeudi, contre l'avis du gouvernement, un amendement du président centriste de la commission des Finances, Jean Arthuis, qui va plus loin que le décret, en encadrant par la loi les stock-options, les bonus, mais aussi les retraites chapeaux.
Par Cédric L'Haridon
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Jeunes Centristes 72

Sociaux, Libéraux et Européens !



Cédric L'Haridon, délégué en Sarthe

Plus d'infos prochainement...



  Pour un centre indépendant
le rassemblement des centristes
et un partenariat avec l'UMP :

- 2 têtes de listes centristes
- 20% de candidats en places éligibles
- un groupe politique autonome

dans les Pays de la Loire !


Le projet centriste


Moderniser la vie politique




Réconcilier l'économie et la solidarité




Faire de l'école un lieu d'excellence pour tous



Relancer l'Europe



Stop au déficit !



Protéger l'environnement



Donner le goût d'entreprendre



Faire de la santé un enjeu majeur

Les responsables


Damien Abad
député européen
président des Jeunes Centristes

Romain Bentz
président délégué


Jean Coudray
conseiller municipal à Saint-Malo
président d'Alliance jeunes centristes



Hervé Morin
ministre de la défense
président du Nouveau Centre

Jean-Christophe Lagarde
député de Seine-Saint-Denis
président exécutif du Nouveau Centre

Michel Hunault
député de Loire-Atlantique
chef de file pour les régionales

Christian Gillet
1er vice-président du conseil général 49
président du groupe centriste à la région

Richard Chamaret
délégué du Nouveau Centre en Sarthe



Jean Arthuis
sénateur et président de la Mayenne
président de l'Alliance centriste

Thierry Benoit
député d'Ille-et-Vilaine
secrétaire général de l'Alliance centriste

François Zocchetto
sénateur de la Mayenne
président de la fédération 53

Elisabeth Doineau
conseillère régionale

Loïc Bardin
conseiller municipal à La Flèche
délégué départemental en Sarthe

Sites internet

Le site internet des Jeunes Centristes

Les Jeunes Radicaux

Les Jeunes Populaires

Les Jeunes Démocrates

Le blog de l'Alliance centriste


Le blog de Jean Arthuis

La fédération Nouveau Centre en Sarthe

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