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Moderniser la vie politique

Mercredi 22 avril 2009


Contre l'absentéisme à l'Assemblée, la proportionnelle !


Par Hervé Morin, président du Nouveau Centre

On se plaint de l'absentéisme de nos députés, et on a raison. Mais sait-on que la cause principale réside dans le mode de scrutin ? Le scrutin majoritaire encourage les élus à quitter l'Assemblée nationale dès que possible pour retourner dans leur circonscription retrouver leurs électeurs et préparer leur réélection. La mécanique est imparable.

Imparable au point de dévaloriser le travail parlementaire qui consiste à élaborer les lois et à contrôler le gouvernement. Imparable au point qu'un député sera souvent d'autant mieux élu qu'il négligera sa fonction de parlementaire pour assurer sa présence sur le terrain.

Cette situation est d'autant plus préjudiciable qu'elle repose sur un mensonge : celui qui laisse penser aux citoyens qu'un député possède un quelconque pouvoir dans sa circonscription. Or le pouvoir d'un élu de la nation, il est d'abord à l'Assemblée nationale.

Pas une réponse financière mais politique

Imposer des sanctions financières ? Pourquoi pas, mais j'y vois là un traitement bien cosmétique de l'absentéisme parlementaire, dont les causes sont ailleurs. La réalité, ce n'est pas des députés fainéants ; bien au contraire les députés sont de gros bosseurs qui vont d'abord là où leur intérêt politique les guide. Ce n'est donc pas une réponse financière mais politique qu'il faut apporter au serpent de mer de l'absentéisme parlementaire.

Cette réponse politique elle passe à mes yeux par une adaptation du mode de scrutin pour instaurer, comme je le propose depuis longtemps, un scrutin mixte pour partie majoritaire et pour partie proportionnel, c'est-à-dire le mode de scrutin allemand.

Le temps me semble venu de tourner la page d'un scrutin majoritaire intégral qui accentue la fébrilité de députés parfois peu enclins à voter des réformes courageuses dès lors que leur réélection se joue à quelques dizaines de voix près.

Dans la quasi-totalité des pays européens


Seul le scrutin de liste -ce n'est pas par hasard si c'est le mode de scrutin de la quasi-totalité des pays européens- émancipe la fonction parlementaire de cette obligation de déserter le Parlement la moitié du temps pour veiller sur son électorat.

Une dose de proportionnelle permettra de lutter plus efficacement contre l'absentéisme parlementaire, tout en présentant quatre avantages majeurs :

1. Atteindre la parité réelle : pas seulement à la fonction de candidate mais aussi à celle d'élue !
2. Donner toute sa place à la diversité des candidatures aux élections : le scrutin proportionnel permet de donner leur chance à des candidats que le scrutin majoritaire prive de toute possibilité d'être élu. La mixité plutôt que l'uniformité !
3. Mieux représenter le pluralisme des courants d'opinion et des sensibilités politiques : un peu de proportionnelle, ce n'est pas le retour à l'instabilité de la IVe République. Cela n'empêchera en rien l'émergence d'une majorité claire et d'une opposition. La bipolarisation, oui ! Le bipartisme, non !
4. Tirer tous les bénéfices de la réforme constitutionnelle de l'été dernier : les pouvoirs du Parlement ont été sensiblement renforcés. Ce n'est pas pour avoir des députés à temps partiel !
Par Cédric L'Haridon
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Lundi 6 avril 2009
Les paradis fiscaux ont été au cœur des discussions du G20. Le secrétaire général de l'OCDE, qui a fait de ce dossier son cheval de bataille, réagit aux avancées du sommet de Londres.

Avant même qu'ils se réunissent à Londres, le 2 avril, les dirigeants du G20 avaient obtenu un résultat majeur et historique : «Le début de la fin du secret bancaire et des paradis fiscaux», comme l'a indiqué Gordon Brown. En s'appuyant sur l'expertise développée à l'OCDE depuis près de quinze ans, les dirigeants du G20 ont exprimé avec fermeté leur souhait de voir la fin des paradis fiscaux et du secret bancaire, indiquant les mesures de rétorsion qu'ils envisageaient de prendre contre les juridictions qui resteraient non coopératives. En accord avec le G20, l'OCDE vient de publier un rapport d'étape sur les progrès réalisés. Il identifie clairement les juridictions non coopératives, celles qui ont pris des engagements mais doivent encore les mettre en œuvre, et les pays coopératifs.

Avant même sa publication, la liste a produit des résultats majeurs. En quelques semaines, les places financières connues pour leur strict secret bancaire ont annoncé qu'elles changeaient de politique et accepteraient désormais de coopérer fiscalement. Le 12 mars dernier, le Liechtenstein, à l'origine d'un scandale majeur de fraude fiscale l'an dernier, ainsi qu'Andorre ont indiqué qu'ils souhaitaient dorénavant rejoindre la communauté internationale. Quelques jours plus tard, Monaco, également listé comme paradis fiscal non coopératif, les rejoignait. Ce mouvement avait été précédé par les places financières majeures de Hongkong et Singapour.

Au sein même de l'OCDE, après des années de débat, l'Autriche, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse ont décidé d'appliquer désormais le standard en matière d'échanges de renseignements. Tous les pays membres de l'OCDE partagent ainsi maintenant un système commun d'information, en accord avec le modèle de convention fiscale de l'OCDE. D'autres centres financiers ont eux aussi décidé d'appliquer les normes de l'OCDE.

Hongkong, Macao et Singapour ont informé l'OCDE qu'ils adopteront ces normes et prendront cette année des mesures pour les appliquer. Chypre et Malte appliquent ces normes. Bien que certaines juridictions résistent encore, d'autres, comme les Bermudes, les îles Caïman, Guernesey, l'île de Man et Jersey progressent en vue de conventions bilatérales d'échanges de renseignements fiscaux.

Une plus grande transparence renforcera le principe d'équité fiscale aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. Mais c'est à l'ouvrage qu'on juge l'ouvrier. L'OCDE et ses pays partenaires peuvent certes coopérer pour établir des normes et des conventions fiscales types, mais pour qu'il y ait un réel changement les gouvernements devront les appliquer.

Au-delà des mots et des communiqués, il s'agit d'un résultat historique aux conséquences pratiques : dans le monde de demain, les fraudeurs ne pourront plus impunément cacher leurs revenus et leurs patrimoines en abusant du secret bancaire. Les administrations fiscales pourront demander, lorsqu'elles en auront besoin, les informations relatives à leurs résidents, sans se heurter à une loi du silence.

À un moment où les gouvernements ont besoin de chaque euro d'impôt dû pour lutter contre la récession, ces pratiques ne peuvent plus être tolérées. Il ne s'agit pas seulement de protéger les recettes fiscales. Il faut aussi préserver l'intégrité de nos systèmes fiscaux. La transparence et une coopération fiscale efficace doivent être les principes communs à tous.

Nous avons aujourd'hui clairement identifié les progrès à réaliser. Nombreux sont les pays qui ont pris des engagements, certains depuis plusieurs années. Le temps est venu de passer des mots à l'action. Le Forum mondial de l'OCDE assurera le suivi de l'application des engagements. En s'appuyant sur la revue par les pairs, il permettra de juger de la qualité de la coopération fiscale internationale dans les faits. Nous veillerons à actualiser la liste si besoin est. Nous travaillerons également pour étaler les standards globaux établis par l'OCDE bien au-delà de 84 pays qui en font partie actuellement.

J'entends certains dire que la question des paradis fiscaux est en réalité secondaire et aurait été un leurre. C'est faux car, au cœur de la crise financière et économique mondiale, il y a une crise de confiance. Des institutions qui comptaient parmi les piliers de notre société sont aujourd'hui remises en cause. Pour restaurer la confiance, les gouvernements doivent agir de façon ferme et coordonnée. Nous avons besoin aussi d'un changement de culture de la part des banques et de plus de transparence dans le système financier. Dans l'immédiat, nous devons démontrer que le coût des mesures anticrise est équitablement partagé. Mais les électeurs demandent aussi qu'on règle les problèmes structurels. Si nous voulons une économie plus forte, plus saine et plus juste, nous devions nous attaquer aux aspects les plus controversés de la mondialisation, comme les paradis fiscaux. Ceux-ci n'ont pas provoqué la crise, mais l'opacité de leurs conditions de fonctionnement a clairement joué un rôle. Il n'y a pas que les pays riches qui en subissent les effets. Les pays en développement aussi. Pour l'OCDE, la problématique fiscale viendra s'ajouter à celle de l'aide et du commerce comme leviers pour accompagner les pays en voie de développement vers une stabilité et prospérité accrues.

Cette bataille est loin d'être terminée, mais la communauté internationale est finalement prête à mener une action vigoureuse contre les paradis fiscaux non coopératifs. Si nous pouvons débarrasser le monde des centres financiers dont la prospérité repose sur l'opacité, la non-coopération et une réglementation complaisante, nous aurons accompli un grand pas vers une économie plus juste et plus saine. Depuis longtemps engagée dans la lutte contre la corruption, le blanchiment et la fraude fiscale, l'OCDE continuera à offrir sa contribution à un monde plus juste et mieux régulé.
Par Cédric L'Haridon
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Vendredi 3 avril 2009

Fronde parlementaire contre le gouvernement. Et par la faute des centristes... Qui se font entendre là où ils savent peser, c'est-à-dire au Sénat. Hier, la commission mixte paritaire, qui réunit sept sénateurs et sept députés, a adopté un amendement déposé par le président centriste de la commission des finances du Sénat, Jean Arthuis, contre l'avis du gouvernement, qui s'en tient à son fameux décret sur les stock-options.

Voté par le centre et la gauche de la Haute Assemblée dans la nuit de mercredi, cet amendement au collectif budgétaire 2009 interdit stock-options et actions gratuites pour les dirigeants d'entreprises bénéficiaires d'une aide de l'Etat. Il prévoit aussi d'encadrer la rémunération des patrons. Jean Arthuis a ainsi doublé François Fillon, en allant un peu plus loin que le décret gouvernemental.

«Le Parlement a joué pleinement son rôle», se félicitait François Sauvadet, le chef de file des députés du Nouveau Centre (NC), qui souhaite que le «Parlement aille encore plus loin dans l'encadrement des pratiques abusives». «Brailler dans le désert pour tenter de se faire entendre par le gouvernement, l'UMP et Copé, franchement c'est inutile. Au Sénat, au moins, notre voix porte», constate un autre député du parti des centristes ralliés à Sarkozy.

Depuis le renouvellement du Sénat en septembre, l'UMP ne dispose plus en effet de majorité absolue au palais du Luxembourg et doit donc composer avec les 29 membres du groupe de l'Union centriste. «Il n'y a pas de majorité possible sans les centristes», se réjouit Hervé Maurey, sénateur de l'Eure. Ce que les 21 députés NC ne peuvent faire passer à l'Assemblée face à l'armée des 310 députés UMP, les sénateurs s'en chargent. «Là, nous avons une capacité de négociation beaucoup plus grande. Même si, à chaque fois que le débat est lancé, nous sommes accusés de vouloir affaiblir la majorité, constate le député Charles de Courson. Même si l'Assemblée est censée avoir le dernier mot, il est rare qu'elle revienne sur un accord conclu en commission mixte paritaire.» «Le gouvernement ne peut pas toujours désavouer le Sénat», analyse Hervé Maurey.
Par Cédric L'Haridon
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Mercredi 10 septembre 2008

Le Sénat a un vrai rôle à jouer

Le 21 septembre prochain auront lieu les élections sénatoriales. 114 sénateurs seront élus ou réélus ce jour là. Aucun siège n'est à pourvoir dans notre département de la Sarthe. L'enjeu n'en est pas moins important.

Après la révision constitutionnelle, réformant les institutions pour rééquilibrer les pouvoirs et renforcer le parlement, la modernisation de notre vie politique peut se traduire dans la pratique politique et le fonctionnement de nos institutions. A condition d'avoir la volonté politique de saisir les nouveaux leviers d'action.

A l'heure où les médias relaient les coulisses de la compétition entre les poids lourds du Sénat pour succéder au président actuel de la Haute Assemblée, Christian Poncelet, les Jeunes Centristes de la Sarthe soutiennent la candidature du sénateur de l'Orne, Alain Lambert.

Nous apprécions sa liberté de parole, sa fidélité à ses convictions, sons sens de l'écoute, sa haute conception de l'engagement politique et partageons nombre de ses analyses et propositions.

Alain Lambert dispose d'atouts solides en faveur de sa candidature. Il a une expérience incontestable et précieuse de la fonction législative, c'est un homme d'ouverture et soucieux de l'intérêt général, il connaît bien la réalité des collectivités territoriales, il a un vrai projet et des idées nouvelles pour le Sénat.

Auteur d'une tribune dans Le Figaro, il y expose sa vision de « l'avenir de la Haute Assemblée » et du « rôle de son président ». Les Jeunes Centristes de la Sarthe estiment, comme lui, que « l'heure est à une réflexion sur la fonction, les missions et responsabilités dévolues à la Haute Assemblée. »


Les Jeunes Centristes sont animés du désir de moderniser la vie politique française et se retrouvent dans les objectifs définis par Alain Lambert.

- Outre sa mission fondamentale de voter la loi, le Parlement a aussi pour mission tout autant fondamentale de contrôler l'action du gouvernement et d'évaluer les politiques publiques.

- La simplification du droit est au cœur de nos engagements de campagne et de notre philosophie politique, il est temps de prendre ce chantier à bras-le-corps.

- En tant qu'Européens de cœur et de raison, nous ne cessons de militer pour que la France prenne une part plus active à l'œuvre communautaire. Un Parlement plus impliqué dans l'élaboration de la législation européenne et le contrôle de son application, c'est aussi notre volonté.

- Promoteurs de la décentralisation et des libertés locales, ainsi que de la réforme de l'Etat, nous attendons avec impatience autant la clarification et séparation des responsabilités que la réorganisation des implantations et structures.

- Notre état d'esprit étant celui de l'ouverture et du dépassement des logiques partisanes, nous appuyons l'idée d' « un pacte majoritaire qui rassemble les sensibilités et transcende les clivages traditionnels » et la mise en œuvre des « actions de contrôle et d'évaluation en-dehors de toute considération partisane. »

C'est pourquoi, nous exprimons notre soutien au projet du sénateur Lambert et pensons qu'il est le mieux placé pour « incarner l'autorité de l'institution », la moderniser et « porter sa parole libre, dans les débats publics, riches et denses, qui s'annoncent. »


Alain Lambert invité de France 3 Basse Normandie


Concernant l'organisation de primaires au sein du groupe UMP, les Jeunes Centristes de la Sarthe font le même constat que le sénateur Lambert et appellent eux aussi à des primaires ouvertes et publiques.

Ouvertes parce que la majorité sénatoriale ne peut compter sur la seule UMP et que ce serait de la part de l'UMP témoigner du respect pour ses partenaires que de les associer au choix du futur président du Sénat.

Publiques parce que, comme l'écrit Alain Lambert, « un Sénat moderne, n'est-il pas un Sénat qui ouvre grand ses portes ? Qui offre la transparence absolue et qui donne l'exemple d'une démocratie vivante » ?

Par Cédric L'Haridon
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Lundi 21 juillet 2008

Le Nouveau Centre a joué un rôle déterminant
dans l'adoption de la révision constitutionnelle

Je salue avec enthousiasme l'adoption par le Congrès de la révision constitutionnelle, car cette réforme c'est la nôtre, celle portée par la famille centriste depuis des décennies. La Vème République entre dans une nouvelle phase de son existence : plus de pouvoirs pour le parlement, plus de droits aux citoyens, plus d'impartialité de l'Etat dans les nominations, elle sera plus démocratique et plus moderne. La France met fin à une concentration excessive des pouvoirs du Président de la République, qu'aucun contre pouvoir ne pouvait jusqu'alors contrebalancer.

Le Nouveau Centre a plus d'une raison de se réjouir aujourd'hui. Nous avons été entendus sur deux points majeurs, désormais adoptés, qui sont la mise en place d'un contrôle particulièrement strict des comptes publics et l'introduction d'un référendum d'initiative populaire ; enfin, parce qu'en votant la réforme institutionnelle, les élus centristes ont joué un rôle déterminant dans son adoption.

Je veux saluer l'action du Président de la République, parce qu'il est l'initiateur de cette révision constitutionnelle. C'est la première fois qu'un Président de la République respecte ses engagements de rééquilibrage des institutions pris durant la campagne électorale, et accepte d'engager la France vers un meilleur équilibre des pouvoirs.

Malheureusement la modernité de cette réforme portée par le Président de la République n'a pas trouvé d'écho au sein du Parti socialiste, qui a préféré rester dans l'archaïsme de la confrontation droite contre gauche, sur un sujet pourtant majeur pour la démocratie française.


Hervé MORIN
Président du Nouveau Centre


Questions à François Sauvadet

Dans une interview au Figaro, François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, explique la position des parlementaires du Nouveau Centre en faveur de la réforme de la Constitution.

Voterez-vous la réforme de la Constitution ?

Compte tenu des avancées, les élus du Nouveau Centre voteront en faveur de cette réforme. Nous avions des engagements dans ce débat, notamment sur la garantie du pluralisme, la règle d'or de l'équilibre budgétaire, la reconnaissance des groupes politiques au Parlement, l'idée du référendum d'initiative populaire. Le chef de l'Etat nous a entendus. Nous sommes arrivés à un point d'équilibre. Quand nous avons refusé de suivre le chemin de François Bayrou en 2007, c'était parce que nous voulions rendre nos idées utiles à la France.

Que pensez-vous de l'attitude du PS ?

Je trouve son attitude incompréhensible. Je ne comprends pas sa frilosité. Il est absent, replié sur ses débats internes. J'en appelle à l'esprit de responsabilité : ne pas voter cette réforme, c'est en rester au statu quo. Est-ce satisfaisant ? Non. Avec cette position de refus, la gauche donne finalement l'image de ce qu'elle est : ringarde.

Où en sont vos relations avec Jean-François Copé ?

Je veux dire au président du groupe UMP à l'Assemblée que la majorité ne se résume pas à l'UMP. On ne peut pas aller chercher les 24 élus Nouveau Centre uniquement pour qu'ils votent. Et on ne peut pas considérer qu'un accord à l'UMP en entraîne un avec nous. Ce n'est pas une pratique tenable. Il faut qu'on se parle franchement : on veut être des partenaires de la majorité, pas des godillots. Je l'invite à organiser un partenariat plus engageant entre nos deux groupes.

Par Cédric L'Haridon
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Jeudi 29 mai 2008

Droits spécifiques aux groupes parlementaires

François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre et les députés du groupe se félicitent de l'adoption d'un amendement déposé par Jean-Christophe Lagarde, député Nouveau Centre de Seine-Saint-Denis et porte-parole du groupe sur la réforme des institutions, accordant des droits particuliers aux groupes minoritaires des assemblées parlementaires.


Il est légitime que des droits spécifiques puissent être accordés autant à l'opposition qu'à chaque groupe parlementaire. C'est une condition nécessaire pour protéger le pluralisme au sein de nos assemblées.

Par Cédric L'Haridon
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Mardi 13 mai 2008

Invité de RTL ce matin, le député (UMP) de Maine-et-Loire, Hervé de Charette, répondait aux questions de Jean-Michel Apathie sur la réforme des institutions.
Il a proposé des idées que je partage et qui vont dans le sens de la modernisation de notre vie politique, à savoir diminuer le nombre de parlementaires pour renforcer leurs moyens d'action et de contrôle, en finir avec l'exception française du cumul des mandats et redonner au parlement le pouvoir de faire la loi.

 

Voici un extrait de cette interview :

Hervé de Charette : Deuxièmement, si on veut renforcer le rôle du Parlement. Alors, c'est tout à fait simple. Le Parlement, il a trois maladies. Premièrement, il y a trop de Parlementaires. Il y a beaucoup plus de Parlementaires en France pour 60 millions d'habitants qu'aux Etats Unis pour 260 millions d'habitants.

Jean-Michel Apathie : Diminuons les Parlementaires ! Vous allez être populaire, Hervé de Charette !

Hervé de Charette : Oui mais c'est pas la question. Si on veut travailler, on travaille.

- Deuxièmement, il faut réduire le cumul des mandats. Il faut s'attaquer à cette question.

Jean-Michel Apathie : Bravo !

Hervé de Charette : Mais oui, elle est très sérieuse.

- Et enfin, il faut limiter et prendre des mesures simples et limitées pour rendre au Parlement sa responsabilité. J'en propose une très simple, très simple : qu'on rende au Parlement la maîtrise de son Ordre du Jour : c'est-à-dire qu'on fasse confiance à la Majorité pour discuter, ENFIN, avec le gouvernement des textes qu'on va mettre, dans quel ordre et pour quoi faire.

Jean-Michel Apathie : Et à ces conditions-là, vous voterez la révision constitutionnelle ?

Hervé de Charette : Bien sûr.

Jean-Michel Apathie : Voilà.

Vous êtes en colère contre eux ? Non ?

Hervé de Charette : Non, non, mais je suis bien déterminé et il faut dire les choses avec force, sinon on n'est pas entendu dans la république d'aujourd'hui.

Jean-Michel Apathie : Vous les avez dites, ce matin. Hervé de Charette qui veut diminuer le nombre de députés et limiter les cumuls des mandats, et c'était ce matin sur RTL.


A lire aussi le point de vue de Jean-Michel Apathie sur le cumul des mandats, extrait de son blog :

Représenter le peuple au parlement, ou prendre en charge la gestion d'une municipalité, sont des tâches qui relèvent de l'organisation de la société. Il y a donc un intérêt public à évoquer les conditions dans lesquelles sont exercés ces mandats. Les cumuler, les mandats, entraîne plusieurs conséquences néfastes. Les ayant maintes fois exposées, je les rappellerais ici brièvement.

Quand on est maire et ministre, par exemple, on a tout simplement pas le temps matériel de remplir les deux fonctions. Ce n'est pas pour rien que la sagesse populaire a inventé l'expression « d'agenda de ministre ». Il ya donc un mensonge dans l'attitude même de l'élu. Du coup, il exerce mal, ou de loin, la responsabilité d'élu local qui lui a été confié par le suffrage universel.

Quand on est député et maire, ou sénateur et maire, c'est autre chose. Là, c'est le mandat national qui trinque. L'absentéisme parlementaire, en France, est directement lié au cumul des mandats. Mieux vaut être patron chez soi que godillot à Paris. Jean-Louis Debré, du temps de sa présidence de l'Assemblée nationale, se désolait de voir les députés arriver le mardi matin à Paris et repartir le mercredi soir en province. Ses diatribes privées contre l'absentéisme de ses collègues se nourrissait de cette désolation. Rappelons au passage que le cumul de ces fonctions nationales et locales est une exception mondiale, justifiée soit disant par l'atout que représenterait pour le législateur d'avoir un ancrage local. Foutaises ! Les lois allemandes, espagnoles ou britanniques, écrites par des parlementaires qui ne sont que cela ne sont sûrement pas inférieures aux lois françaises.

En revanche, les désagréments du cumul sont évidents. Le parlement s'est désinvesti de sa fonction de contrôle de l'exécutif. Premier et grave problème. D'autre part, un député battu ne quitte pas la scène locale puisqu'il est encore maire. Il est alors courant qu'il utilise les moyens de sa mairie pour préparer sa revanche. Détournement évidemment condamnable qui explique l'absence très étrange d'un statut de l'élu en France. Et s'il cumule longtemps les deux casquettes, alors il tarit pour quelques décennies les possibilités de renouvellement de la représentation publique dans un bassin de population. C'est là, dans cette abominable pratique du cumul des mandats que se trouvent les racines de la sclérose politique française.

Ajoutons enfin pour parfaire la liste des méfaits que le cumul entretient : la multiplication des strates politiques. En effet, si un maire ne cumulait pas, s'il n'était que maire, on se poserait réellement la question du regroupement des communes, puis dans la foulée de la disparition des conseils généraux, c'est-à-dire départementaux. Il serait très facile, en effet, de confier la responsabilité de l'aide sociale aux communes regroupées en communauté de commune et celle de la rénovation des collèges à la région, déjà en charge de celle des lycées. Ainsi, nous aurions une carte politique à trois étages, communes regroupées, régions, parlement, plutôt que celle, actuelle, à cinq étages, communes, communautés de communes, départements, régions, parlement. En entretenant le cumul, les cumulards entretiennent le cumul des structures, ce qui est aussi l'entretien d'une forme de clientèle en même temps que la possibilité de verrouillage d'un territoire.

Par Cédric L'Haridon
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Mardi 29 avril 2008
La réforme des institutions passe par la restauration du rôle du Parlement et la promotion de la société civile.
Quatre principes inspirent cette nouvelle manière de gouverner : servir l'intérêt général ; développer la participation des citoyens ; garantir la transparence et instaurer une plus juste représentation des citoyens.
Par Cédric L'Haridon
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Jeunes Centristes 72

Sociaux, Libéraux et Européens !



Cédric L'Haridon, délégué en Sarthe

Plus d'infos prochainement...



  Pour un centre indépendant
le rassemblement des centristes
et un partenariat avec l'UMP :

- 2 têtes de listes centristes
- 20% de candidats en places éligibles
- un groupe politique autonome

dans les Pays de la Loire !


Le projet centriste


Moderniser la vie politique




Réconcilier l'économie et la solidarité




Faire de l'école un lieu d'excellence pour tous



Relancer l'Europe



Stop au déficit !



Protéger l'environnement



Donner le goût d'entreprendre



Faire de la santé un enjeu majeur

Les responsables


Damien Abad
député européen
président des Jeunes Centristes

Romain Bentz
président délégué


Jean Coudray
conseiller municipal à Saint-Malo
président d'Alliance jeunes centristes



Hervé Morin
ministre de la défense
président du Nouveau Centre

Jean-Christophe Lagarde
député de Seine-Saint-Denis
président exécutif du Nouveau Centre

Michel Hunault
député de Loire-Atlantique
chef de file pour les régionales

Christian Gillet
1er vice-président du conseil général 49
président du groupe centriste à la région

Richard Chamaret
délégué du Nouveau Centre en Sarthe



Jean Arthuis
sénateur et président de la Mayenne
président de l'Alliance centriste

Thierry Benoit
député d'Ille-et-Vilaine
secrétaire général de l'Alliance centriste

François Zocchetto
sénateur de la Mayenne
président de la fédération 53

Elisabeth Doineau
conseillère régionale

Loïc Bardin
conseiller municipal à La Flèche
délégué départemental en Sarthe

Sites internet

Le site internet des Jeunes Centristes

Les Jeunes Radicaux

Les Jeunes Populaires

Les Jeunes Démocrates

Le blog de l'Alliance centriste


Le blog de Jean Arthuis

La fédération Nouveau Centre en Sarthe

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