On se plaint de l'absentéisme de nos députés, et on a raison. Mais sait-on que
la cause principale réside dans le mode de scrutin ? Le scrutin majoritaire encourage les élus à quitter l'Assemblée nationale
dès que possible pour retourner dans leur circonscription retrouver leurs électeurs et préparer leur réélection. La mécanique est imparable.Imparable au point de dévaloriser le travail parlementaire qui consiste à élaborer les lois et à contrôler le gouvernement. Imparable au point qu'un député sera souvent d'autant mieux élu qu'il négligera sa fonction de parlementaire pour assurer sa présence sur le terrain.
Cette situation est d'autant plus préjudiciable qu'elle repose sur un mensonge : celui qui laisse penser aux citoyens qu'un député possède un quelconque pouvoir dans sa circonscription. Or le pouvoir d'un élu de la nation, il est d'abord à l'Assemblée nationale.
Pas une réponse financière mais politique
Imposer des sanctions financières ? Pourquoi pas, mais j'y vois là un traitement bien cosmétique de l'absentéisme parlementaire, dont les causes sont ailleurs. La réalité, ce n'est pas des députés fainéants ; bien au contraire les députés sont de gros bosseurs qui vont d'abord là où leur intérêt politique les guide. Ce n'est donc pas une réponse financière mais politique qu'il faut apporter au serpent de mer de l'absentéisme parlementaire.
Cette réponse politique elle passe à mes yeux par une adaptation du mode de scrutin pour instaurer, comme je le propose depuis longtemps, un scrutin mixte pour partie majoritaire et pour partie proportionnel, c'est-à-dire le mode de scrutin allemand.
Le temps me semble venu de tourner la page d'un scrutin majoritaire intégral qui accentue la fébrilité de députés parfois peu enclins à voter des réformes courageuses dès lors que leur réélection se joue à quelques dizaines de voix près.
Dans la quasi-totalité des pays européens
Seul le scrutin de liste -ce n'est pas par hasard si c'est le mode de scrutin de la quasi-totalité des pays européens- émancipe la fonction parlementaire de cette obligation de déserter le Parlement la moitié du temps pour veiller sur son électorat.
Une dose de proportionnelle permettra de lutter plus efficacement contre l'absentéisme parlementaire, tout en présentant quatre avantages majeurs :
1. Atteindre la parité réelle : pas seulement à la fonction de candidate mais aussi à celle d'élue !
2. Donner toute sa place à la diversité des candidatures aux élections : le scrutin proportionnel permet de donner leur chance à des candidats que le scrutin majoritaire prive de toute possibilité d'être élu. La mixité plutôt que l'uniformité !
3. Mieux représenter le pluralisme des courants d'opinion et des sensibilités politiques : un peu de proportionnelle, ce n'est pas le retour à l'instabilité de la IVe République. Cela n'empêchera en rien l'émergence d'une majorité claire et d'une opposition. La bipolarisation, oui ! Le bipartisme, non !
4. Tirer tous les bénéfices de la réforme constitutionnelle de l'été dernier : les pouvoirs du Parlement ont été sensiblement renforcés. Ce n'est pas pour avoir des députés à temps partiel !













































Avant même qu'ils se réunissent à Londres, le 2 avril, les dirigeants du G20
avaient obtenu un résultat majeur et historique :
Nous apprécions sa liberté de parole, sa fidélité à ses convictions, sons sens de
l'écoute, sa haute conception de l'engagement politique et partageons nombre de ses analyses et propositions.
Je salue avec enthousiasme l'adoption par le
Congrès de la révision constitutionnelle, car cette réforme c'est la nôtre, celle portée par la famille centriste depuis des décennies. La Vème République entre dans une nouvelle phase de son
existence :
Dans une interview au Figaro, François
Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, explique la position des parlementaires du Nouveau Centre en faveur de la réforme de la Constitution.






