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Réconcilier l'économie et la solidarité

Dimanche 4 octobre 2009


Des jeunes et des femmes encore plus précaires


C'est alarmant

Claude Levoyer, président du Secours populaire : « C'est alarmant. Entre septembre 2008 et 2009, nous comptons une hausse de près de 50 % de personnes aidées sur Laval. Ce qui représente 32 068 équivalents repas (contre 21 430). La population a changé. Nous accueillons de plus en plus de jeunes qui sont dans la galère, des gens seuls, des femmes seules avec enfants. Les personnes qui avaient des contrats précaires ont perdu leur emploi.

Est-ce le début de la vague de fond ? L'aide alimentaire, c'est la porte d'entrée qui nous sert à mieux connaître les gens, leurs difficultés. Si les enfants font du sport par exemple, il n'y a pas que la licence à payer, mais aussi l'équipement. »

De nouvelles têtes

Denis Blouin, coresponsable de la communauté Emmaüs, note : « Une nouvelle clientèle s'intéresse à notre activité de vente d'occasion. De nouvelles têtes viennent acheter des habits, des jouets, de la vaisselle, des objets de la vie courante. Ce n'est pas bon signe. »

Une grenade dégoupillée

Maurice Masson, président de la Banque alimentaire, note des hausses jusqu'à 40 % dans certains des 36 centres. « Nos chiffres arrêtés en août révèlent une hausse de 9,5 % dans le département et de 25 % à Laval. Du jamais vu ! Les denrées les plus demandées sont la viande, les fruits et les légumes. Tous les centres sont en alerte. Avec l'arrivée des jeunes dans la précarité, nous nous trouvons sur une grenade dégoupillée. »

La crise sociale reste à venir

Joseph Lalaire, président du Secours catholique : « L'augmentation est de 15 %, comme la moyenne nationale. Les 20 à 40 ans sont particulièrement touchés. Il y a les mamans salariées à temps partiel qui n'arrivent pas à faire face à la panne de voiture ou de frigo ; les jeunes couples sans travail. La crise économique est peut-être derrière nous. Mais la crise sociale reste devant nous et le plus dur est peut-être à venir. Les plus touchés : les PME, les intérimaires, les emplois à temps partiel souvent féminins. »

Par Cédric L'Haridon
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Mardi 29 septembre 2009


« Je ne suis pas sûr que le RSA jeune soit la bonne réponse à la problématique de l'emploi des jeunes », a expliqué à la presse François Sauvadet, patron des députés centristes, partenaires de la majorité présidentielle.

« Faire un RSA jeune, c'est dévoyer le RSA qui ne doit pas devenir le nouveau sirop typhon toute catégorie », a abondé le député Maurice Leroy, porte-parole du NC. « C'est pas le RSA dont ont besoin les jeunes, c'est du boulot », a-t-il lancé.

« On nous dit qu'on va mettre en place un soutien pour les jeunes qui ont déjà travaillé deux ans alors que le problème c'est de faire en sorte que les personnes rentrent dans le monde du travail, c'est cela l'enjeu », a expliqué M. Sauvadet.

« Il ne faut pas créer un processus d'allourdissement des charges mais au contraire réorienter des dispositifs d'aides », a plaidé le patron des députés centristes. « Je vais faire une proposition au nom des parlementaires centristes, c'est que nous puissions réorienter un certain nombre d'aides qui n'ont pas montré leur efficacité, notamment des dispositifs d'allègement social visant les salariés de grandes entreprises, en direction de l'emploi des jeunes dans les TPE-PME », a-t-il annoncé.

« L'ensemble des niches fiscales et sociales (allègement de charges) représentent dans notre pays 70 milliards d'euros. Et bien, réorientons ces aides avant de créer de nouvelles charges qui vont peser sur les départements ou le budget de l'Etat », a-t-il conclu.

Par Cédric L'Haridon
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Mardi 22 septembre 2009
Sénateur centriste de la Mayenne, Jean Arthuis, qui préside la commission des Finances du Sénat, propose un bouleversement de notre système fiscal.


Vous préconisez la suppression de l'impôt sur la fortune. N'est-ce pas iconoclaste ?


Dans les circonstances actuelles, la France a perdu une partie de son potentiel de croissance. Or, la compétitivité ne s'accommode plus de la complexité que nous avons distillée au fil des années en matière sociale, fiscale et réglementaire. Nous avons un certain nombre de réformes à faire. En matière de fiscalité sur le revenu, l'ISF est un tabou de la République. Les observateurs de bonne foi, de gauche comme de droite, reconnaissent pourtant qu'il s'agit d'une singularité française nocive. Je pense qu'il est temps d'arrêter. On voit bien aujourd'hui que la France est le seul pays à pratiquer cet impôt qui a suscité des délocalisations d'activités, des délocalisations de patrimoines et qui nous a plongés dans une vraie hypocrisie fiscale.

Pourquoi vous attaquez-vous par ailleurs au bouclier fiscal ?

À défaut d'avoir réformé ou abrogé l'ISF, on a inventé le bouclier fiscal. Je l'ai voté, et je m'en mords les doigts. Je pensais que le bouclier s'appliquerait aux revenus réels. En fait, il s'applique aux revenus fiscaux, c'est-à-dire à la base imposable après qu'on a déduit de la base imposable un certain nombre d'abattements, et notamment tout ce que permettent les niches fiscales. Et, comme par ailleurs, il y a des revenus qui ne sont pris en compte que partiellement (par exemple, les dividendes sont imposés après un abattement de 40%), quelle est la justice dans tout cela ?
On a essayé de corriger cela dans la loi de Finances de 2009, mais on a ajouté de la complexité à la complexité. Aujourd'hui, il faut avoir le courage de renoncer au bouclier fiscal, qui est un aménagement de circonstance destiné à contourner l'ISF. Et dès lors que cela entraînerait 3,5 milliards d'euros de perte de recettes fiscales, j'institue une tranche supplémentaire de l'impôt sur le revenu à 45%.

Qu'attendez-vous de l'emprunt sur lequel travaille la commission Juppé-Rocard ?

Je suis perplexe, parce que l'État emprunte chaque jour 700 millions d'euros pour combler le déficit, à quoi s'ajoutent 110 milliards d'emprunts antérieurs qui viennent à échéance. L'État devra donc emprunter cette année 250 à 260 milliards d'euros. Si ce n'est pas du grand emprunt, cela y ressemble beaucoup. Je me dis que si on lance un grand emprunt pour procéder à de grands investissements, cela veut dire que jusqu'à maintenant on n'a pas ciblé ces grands investissements.
Ce grand emprunt aurait du sens s'il s'agissait d'un emprunt civique, si la France, confrontée aux difficultés nées de la crise, faisait appel à ceux qui ont de l'argent en leur demandant, à défaut de lever des impôts supplémentaires, de prêter de l'argent. Il s'agirait d'argent que ceux qui en disposent mettraient à la disposition de l'État pour franchir ce moment difficile à des conditions d'intérêt plus intéressantes pour l'emprunteur, à savoir l'État et la collectivité nationale, que le marché.
Par Cédric L'Haridon
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Lundi 17 août 2009

Baverez : "Il ne faut pas rater la sortie de crise"


Nicolas Baverez, économiste et historien, analyse les derniers chiffres économiques. Pour lui, "il ne faut pas se contenter de l’illusion d’un retour automatique à l’équilibre".

 

Sortons-nous de la récession ?

Nous assistons aux premiers signes de stabilisation de l’activité économique avec une croissance positive au deuxième trimestre aux Etats-Unis et en Europe. Au prix d’une mobilisation sans précédent de la politique économique, les mesures d’urgence ont sauvé les banques, enrayé la déflation et, pour l’instant, évité le protectionnisme. Mais la crise est loin d’être finie. Après le choc financier, nous allons subir en 2009 et 2010 le choc économique et social : une baisse de 10 % du commerce mondial, la multiplication des faillites et la montée d’un chômage structurel (10 %). La reprise risque d’être une reprise sans emplois. Nous risquons donc dix ans de croissance lente, 2 % aux Etats-Unis et 1 % en Europe.

 

Votre crainte ?

Les dirigeants politiques, les chefs d’entreprise, les banquiers, les citoyens ont eu tellement peur à l’automne 2008 que chacun est prêt à prendre des risques démesurés pour soutenir l’activité au risque d’une nouvelle bulle. D’une certaine manière, le pire est peut-être devant nous. Il faut éviter l’erreur de 2001 : après le krach, la politique monétaire avait évité la déflation mais elle avait ensuite laissé gonfler une monstrueuse bulle de crédits. La confiance dans les Etats et dans les banques centrales a permis de calmer la bulle spéculative. Mais si, demain, une nouvelle bulle se forme autour de la dette des Etats et des banques centrales, le capitalisme n’a plus de défenses immunitaires ni de capacités de réponse. Le monde ne peut se payer un tel choc avant une génération. Il faut tout faire pour ne pas rater la sortie de crise. Sinon, nous irions au-devant des mêmes périls que dans les années 1930: dépression, chômage de masse, nationalismes.

 

Pour vous, tout repart comme avant ?

Les banques, les dirigeants politiques et l’opinion repartent sur les principes qui ont créé la bulle. Les marchés financiers ne sont pas plus régulés aujourd’hui qu’en 2007. Leur réforme est au point mort, aussi bien à Wall Street qu’à la City. Ajoutons-y le retour de la spéculation: le yo-yo sur le pétrole, un rallye boursier déconnecté de la réalité économique. Business as usual! Prenez Goldman Sachs et ses bonus faramineux: en projet, 20 milliards sur l’année pour ses 20.000 salariés. Mais aujourd’hui, c’est le contribuable américain qui assure le jeu spéculatif de Goldman Sachs! On ne peut accepter cette situation où les banques reprennent des risques majeurs, adossées à la garantie publique, assurées de ne pas faire faillite ! Il faut renforcer la supervision des risques et séparer à nouveau les banques d’investissement et les banques de détail.

 

Cette reprise est-elle artificielle ?

En tout cas, elle se fait sur la perpétuation des modèles anciens: le consommateur américain va recommencer à s’endetter pour acheter des produits chinois fabriqués avec des machines-outils japonaises ou allemandes. Actuellement, le flot des dépenses publiques américaines tire l’économie chinoise: 88% de la relance de la Chine est consacrée à des investissements dans des usines orientées vers l’exportation. La question de fond est la suivante: comment revenir à une demande solvable du consommateur, sans recours à l’endettement ? Le désendettement du consommateur (plus de 130% du revenu disponible dans la plupart des grands pays) peut prendre une décennie. Et il faudra une à deux décennies pour apurer les dettes publiques (150 % du PIB des pays du G10 en 2014). Dans le monde développé, dès que la reprise sera confirmée, il faudra donc – malgré l’installation d’un chômage structurel – augmenter les taux d’intérêt, diminuer les dépenses publiques et, mais oui, remonter les impôts. Sinon, ce sera l’inflation qui n’est jamais une bonne nouvelle.

 

Quel pourrait être le nouveau modèle ?

Les pays développés doivent retrouver une compétitivité en investissant sur le long terme: recherche, innovation, éducation… En Europe, il faut accélérer la constitution d’un gouvernement économique et l’émergence d’un vrai capitalisme continental. La Chine et les pays émergents devront soutenir leur consommation intérieure. La solution consiste à créer un Etat providence, comme en Europe dans les années 1950. La Chine doit permettre aux Chinois de diminuer leur épargne en leur fournissant une garantie collective pour financer l’éducation des enfants, la santé, la retraite. Il faudrait 600 milliards de dollars pour lancer le processus, à mettre au regard des 2.000 milliards de dollars de réserves de change. La Chine doit agir vite: au contraire de l’Europe, elle va connaître le vieillissement avant même d’être riche.

 

Mais la mondialisation n’est-elle pas freinée ?

L’histoire hésite. Cette crise de la mondialisation a eu pour résultat paradoxal une renationalisation des politiques économiques. Il est possible, si l’on arrive à éviter le populisme, que la mondialisation poursuive son cours malgré l’augmentation du chômage, partout dans le monde, et l’appel au contribuable, dans les pays développés sur plusieurs générations. Trois grandes négociations vont déterminer la configuration économique du 21e siècle: sur les monnaies (avec la fin du monopole du dollar face à l’euro et au yuan) ; sur le commerce et sur la protection de l’environnement. L’attitude de la Chine sera déterminante. Il est impossible que la deuxième économie du monde conserve durablement une monnaie inconvertible et un système de non-droit en matière de propriété intellectuelle. 2009 est une année décisive, avec le sommet du G20 de Pittsburgh, le mois prochain, en matière de régulation financière, et la conférence de Copenhague pour la gestion des risques planétaires, d’abord le réchauffement climatique.

 

Comment voyez-vous l’équilibre du capitalisme mondial ?

Cette crise va accélérer le basculement du capitalisme vers l’Est et le Sud. Les Etats-Unis ont perdu leur suprématie absolue sur l’économie mondiale. Et l’Occident n’a plus le monopole sur le capitalisme et sur l’histoire du monde qu’il détenait depuis le XVIe siècle. Le capitalisme, ce caméléon, mute à travers des crises qui lui permettent de se moderniser. Certaines ponctuelles (1987, 1997, 2001) et d’autres, plus graves peuvent tourner à la catastrophe, comme dans les années 1930, où la déflation a contribué à la course à la Seconde Guerre mondiale. La déstabilisation des classes moyennes par le chômage de masse peut mettre en péril la démocratie. C’est pour cela qu’il ne faut pas se contenter de l’illusion d’un retour automatique à l’équilibre.

Par Cédric L'Haridon
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Vendredi 17 avril 2009

Edouard Balladur relance le débat sur la taxation des hauts revenus


Dans une tribune publiée dans Le Figaro, l'ancien premier ministre s'interroge sur l'opportunité de soumettre les rémunérations salariales et assimilées des dirigeants des entreprises, voire éventuellement d'autres catégories de contribuables aux revenus comparables, à "un taux majoré d'imposition sur le revenu, une sorte de contribution exceptionnelle de solidarité".

Ce faisant, M. Balladur appuie les propositions que le président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée, Pierre Méhaignerie (UMP, Ille-et-Vilaine) et le député Charles de Courson (Nouveau Centre, Marne) avaient faites lors de l'examen du deuxième collectif budgétaire de 2009.

Plusieurs responsables de la majorité favorables à cette idée souhaitent profiter du prochain débat budgétaire, cet été et à l'automne, pour remettre sur le métier la question de la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Nicolas Sarkozy a maintenu cet impôt, contre une partie de l'UMP, par crainte d'en payer politiquement la suppression au prix fort, comme Jacques Chirac avec l'impôt sur les grandes fortunes en 1988.

Dans ce domaine comme avec les 35 heures, la stratégie du détricotage a prévalu. Le bouclier fiscal Sarkozy, plafonnant les impôts directs et les contributions sociales à 50 % des revenus, a été conçu comme une machine à contourner l'ISF.

De même, la possibilité de déduire de cet impôt 75 % des sommes investies dans une PME dans la limite de 50 000 euros est une façon d'en atténuer le poids. La ministre de l'économie planche, avec le soutien du président, sur le relèvement de ce plafond.

En décembre 2008, le président centriste et le rapporteur général UMP de la commission des finances du Sénat, Jean Arthuis et Philippe Marini, avaient proposé de supprimer le bouclier fiscal, qui piège la droite, ainsi que l'ISF, et de remplacer ce dernier par une tranche supplémentaire de l'impôt sur le revenu (IR). Cette solution réintroduirait de la progressivité et de la simplicité dans la fiscalité française qui en manque cruellement. Elle pourrait être soutenue par d'autres parlementaires pour peu que ce produit supplémentaire de l'IR serve à financer des mesures sociales, notamment en faveur des jeunes. Six milliards, soit beaucoup plus que le produit de l'ISF (3,81 milliards d'euros en 2008), pourraient être dégagés.

La majorité ferait ainsi d'une pierre deux coups : elle obtiendrait satisfaction sur l'ISF, qu'elle juge antiéconomique et qui est devenu une exception française en Europe, tout en affichant son souci de la cohésion sociale. C'est autour de cette trame que le débat sur cet impôt devrait renaître dans les prochains mois.
Par Cédric L'Haridon
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Jeudi 9 avril 2009

L'un des membres du comité éthique du Medef, travaillant essentiellement sur la question des rémunérations patronales, vient d'en claquer la porte.


La présidente du mouvement patronal Ethic, et membre à ce titre du comité éthique du Medef, Sophie de Menthon, a décidé de démissionner de cette instance qui a essentiellement travaillé, depuis un an, sur la rémunération des grands patrons. «Si on veut éviter une loi qui l'encadre, on doit prendre les moyens nécessaires et non se contenter d'une position a minima, affirme-t-elle au Figaro. Certains patrons ont entraîné la mise au ban des entrepreneurs et nous ont ramenés dix ans en arrière. S'indigner dans la presse quand une affaire surgit ne suffit pas. Nous devons avoir une attitude offensive et non défensive.» Sophie de Menthon songeait en fait depuis plusieurs jours à claquer la porte du comité éthique. «Seul un comité des sages, indépendant, siégeant ailleurs qu'au Medef, constitué de personnalités incontestables et pouvant distribuer des blâmes, pourrait aider à réconcilier le monde entrepreneurial avec l'opinion», explique-t-elle. Une divergence de fond avec la majorité des membres et avec Laurence Parisot.
Par Cédric L'Haridon
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Dimanche 5 avril 2009

Rémunération des patrons : l'amendement du Parlement sera "mis en oeuvre" dit Lagarde


PARIS (AFP) - Le ministre de l'Economie Christine Lagarde a déclaré dimanche que le gouvernement allait faire en sorte que l'amendement du Parlement prévoyant un durcissement de l'encadrement des rémunérations des patrons des sociétés aidées par l'Etat soit "bien mis en oeuvre".

"Je veillerai à ce que le dispositif prévu par l'amendement soit bien mis en oeuvre" par "les voies les plus rapides et les plus appropriées", a dit Mme Lagarde sur RTL, refusant toutefois de préciser par quels moyens.

Le gouvernement n'est "pas du tout en conflit avec le Parlement", a-t-elle ajouté.

Le gouvernement avait pris un décret pour encadrer la rémunération des dirigeants des entreprises publiques et de celles aidées par l'Etat. Mais les parlementaires ont approuvé jeudi, contre l'avis du gouvernement, un amendement du président centriste de la commission des Finances, Jean Arthuis, qui va plus loin que le décret, en encadrant par la loi les stock-options, les bonus, mais aussi les retraites chapeaux.
Par Cédric L'Haridon
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Vendredi 3 avril 2009

Nicolas Doze, journaliste éco de BFM TV, fait le point à l'issue du sommet du G20 à Londres. Il rappelle les principales mesures décidées hier : triplement des moyens du FMI et renforcement des banques de développement, lutte contre le protectionnisme, contrôle des hedge funds et des agences de notation, réforme des normes comptables, encadrement des rémunérations, lutte contre les paradis fiscaux. Il souligne cependant 3 lacunes : l'assainissement des banques, la régulation des politiques monétaires et la coordination des taux de change.
Par Cédric L'Haridon
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Jeudi 2 avril 2009

Les parlementaires défient le gouvernement sur l'encadrement de la rémunération des grands patrons. Contre l'avis du ministre du Budget Éric Woerth, ils ont voté jeudi en commission mixte paritaire (CMP) un amendement du président centriste de la commission des finances du Sénat, Jean Arthuis. Et infligent du même coup un camouflet au gouvernement, qui avait opté pour un encadrement à peu près similaire mais par décret, une méthode très décriée par l'opposition. Le vote a eu lieu lors de l'examen de la loi de finances rectificative de 2009, censée notamment concrétiser les engagements du sommet social du 18 février et le plan d'aide au secteur automobile dit "pacte automobile" annoncé le 9 février.

Le texte en question va un peu plus loin que le décret publié lundi. Selon son rédacteur, il s'applique, outre aux banques et aux constructeurs automobiles, "aux sous-traitants et aux équipementiers et aux entreprises aidées par le fonds de réindustrialisation". Il élargit la contrainte aux retraites chapeaux et non plus aux seuls stock-options et bonus, assure le sénateur centriste Jean Arthuis.

Ce dernier repousse par avance les critiques selon lesquelles l'adoption de l'amendement mettrait en porte-à-faux Nicolas Sarkozy : "On n'est pas là pour compliquer la tâche du gouvernement, on n'a fait que notre travail." Il insiste sur l'importance du rôle du Parlement : "La loi a autorisé l'État à verser des crédits sous forme de participations au capital pour les banques et sous forme de prêts et avances pour le secteur automobile, il n'est pas acceptable qu'il y ait des doutes sur l'utilisation de ces fonds", fait-il valoir. "C'est normal que le Parlement légifère."
Par Cédric L'Haridon
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Mercredi 1 avril 2009
L'ex-Premier ministre estime que la proposition Méhaignerie sur une contribution exceptionnelle des revenus supérieurs à 300.000 euros par an «mérite examen». Il juge aussi qu'il faut «sans doute aller plus loin» que le décret sur la rémunération des patrons.

Interrogé par un journaliste de France Inter sur le bouclier fiscal, qui plafonne l'impôt à 50% des revenus, Alain Juppé a d'abord souligné que «le principe» «ne (le) choque pas», il a aussitôt reconnu que «la question (de le remettre en cause) se pose», «lorsqu‘on parle de rémunérations de plusieurs dizaine de millions de dollars par an.»

Quant à la proposition du président UMP de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, Pierre Méhaignerie, qui propose «en période de crise (...) une contribution exceptionnelle portant sur les revenus supérieurs à 300.000 euros par an», Alain Juppé la voit d'un bon œil : «Je ne sais pas si 300.000 est le bon chiffre, mais il faut y réfléchir et je crois que la proposition de Pierre Méhaignerie mérite examen». Le maire de Bordeaux ajoute que «face à des situations qui sont incompréhensibles, il faut sans doute rouvrir le débat et le Parlement est là pour ça.»

Alain Juppé juge aussi insuffisant le décret, présenté la veille par le Premier ministre François Fillon, visant à encadrer la rémunération des dirigeants d'entreprises. «Ce décret est une bonne chose, il permet d'avancer et rapidement mais je pense qu'il n'épuise pas le sujet et qu'il faut sans doute aller plus loin».
Selon lui, il faudrait «trouver un dispositif qui soit plus global qui ne concerne pas que les entreprises aidées par l'Etat et qui soit plus pérenne, puisque le décret ne s'applique que jusqu'à 2010». «Le Medef parle de sa charte de déontologie, qui a le mérite d'exister. Encore faut-il qu'elle soit réellement appliquée et que sa non-application soit sanctionnée. C'est là-dessus qu'il faut réfléchir». «Une sorte de haute autorité, c'est une piste éventuellement à explorer».
Par Cédric L'Haridon
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Jeunes Centristes 72

Sociaux, Libéraux et Européens !



Cédric L'Haridon, délégué en Sarthe

Plus d'infos prochainement...



  Pour un centre indépendant
le rassemblement des centristes
et un partenariat avec l'UMP :

- 2 têtes de listes centristes
- 20% de candidats en places éligibles
- un groupe politique autonome

dans les Pays de la Loire !


Le projet centriste


Moderniser la vie politique




Réconcilier l'économie et la solidarité




Faire de l'école un lieu d'excellence pour tous



Relancer l'Europe



Stop au déficit !



Protéger l'environnement



Donner le goût d'entreprendre



Faire de la santé un enjeu majeur

Les responsables


Damien Abad
député européen
président des Jeunes Centristes

Romain Bentz
président délégué


Jean Coudray
conseiller municipal à Saint-Malo
président d'Alliance jeunes centristes



Hervé Morin
ministre de la défense
président du Nouveau Centre

Jean-Christophe Lagarde
député de Seine-Saint-Denis
président exécutif du Nouveau Centre

Michel Hunault
député de Loire-Atlantique
chef de file pour les régionales

Christian Gillet
1er vice-président du conseil général 49
président du groupe centriste à la région

Richard Chamaret
délégué du Nouveau Centre en Sarthe



Jean Arthuis
sénateur et président de la Mayenne
président de l'Alliance centriste

Thierry Benoit
député d'Ille-et-Vilaine
secrétaire général de l'Alliance centriste

François Zocchetto
sénateur de la Mayenne
président de la fédération 53

Elisabeth Doineau
conseillère régionale

Loïc Bardin
conseiller municipal à La Flèche
délégué départemental en Sarthe

Sites internet

Le site internet des Jeunes Centristes

Les Jeunes Radicaux

Les Jeunes Populaires

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Le blog de l'Alliance centriste


Le blog de Jean Arthuis

La fédération Nouveau Centre en Sarthe

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